CG14-35752.md

identifiantCG14-35752.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/08/06 00:00
titreNapoléon au général Le Marois, gouverneur de Magdebourg
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 35752. - </b><span style="font-variant: normal"> Au général Le Marois, gouverneur de Magdebourg </span> </h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 6 août 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Vous deviez envoyer 44 000 quintaux de farine sur les 74 000 qui existent dans la place. Sur ces 44 000 quintaux, 4 000 devaient être envoyés par terre à Glogau et 40 000 par eau à Dresde. Vous avez envoyé les 4 000 quintaux à Glogau, mais vous n’en avez envoyé que 20 000 à Dresde, sur lesquels il y a 3 000 quintaux de grains, ce qui n’est pas la même chose pour les magasins de Dresde. Vous devez encore y en envoyer 17 000 quintaux.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous devez recevoir 50 000 quintaux de blé de la 32<sup>e</sup> division militaire et vous devez déjà en avoir reçu au moins 25 000. Il faut que vous nous en expédiiez là-dessus 10 000. Ce qui, joint aux 17 000 autres quintaux, fait 27 000 quintaux. Sans doute que le blé qui arrive de la 32<sup>e</sup> division est en grain et non en farine, mais vous pourrez prendre pour cet envoi sur les farines de l’approvisionnement de siège, en les remplaçant au moyen du blé de la 32<sup>e </sup>division militaire.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous devez donc nous envoyer 20 à 27 000 quintaux de farine, ce qui exigera 40 à 50 bateaux. Mais il faut que cela parte avant le 8 afin d’être ici avant le 16.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Cet envoi est de la plus haute importance. Il n’y a pas un moment à perdre, puisque l’armistice pourrait être dénoncé le 10 ; la navigation pourrait se trouver interrompue. Si vous aviez une quantité de bateaux suffisante, vous pourriez aussi nous envoyer 300 000 rations de biscuits ; mais il faut que tout cela parte le 8 ou le 9, ou le 10 au plus tard.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites-moi connaître le compte exact des 44 000 quintaux de farine et aussi des denrées de toutes espèces que vous avez reçues ou devez recevoir de la 32<sup>e</sup> division militaire.<sup>[^1]</sup></p> [^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 902, août 1813, n° 49.</body>