CG14-35732.md

identifiantCG14-35732.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/08/05 00:00
titreNapoléon au maréchal Davout, commandant le 13e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 35732. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Davout, commandant le 13e corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 5 août 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, l’armistice sera dénoncé le 10 ; les hostilités commenceront donc le 16. Je crois vous en avoir déjà prévenu. Il est important que vous n’ayez rien en marche, après le 16, de Mayence à Hambourg et de Hambourg à Mayence, et de bien veiller à votre ligne d’étape de Wesel à Hambourg, afin qu’il n’y ait rien de pris par les partisans.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous ai déjà mandé de réunir toutes vos troupes disponibles, ainsi que les Danois, de manière à avoir un corps de 30 000 hommes en avant de Hambourg pour prendre l’offensive sur l’ennemi. Mon intention est de faire marcher 60 000 hommes par Luckau sur Berlin, ce qui avec votre corps fera près de 100 000 hommes. On dit que le prince royal<sup>[^1]</sup> commande le corps de Bülow. Son premier soin sera sûrement de défendre Berlin. Le duc de Reggio y sera le troisième jour après l’expiration de l’armistice. Faites diversion de bonne heure avec votre armée, en menaçant de vous porter sur le Mecklenbourg et sur Berlin. Répondez-moi à cela par mon officier d’ordonnance<sup>[^2]</sup>, et envoyez-moi par lui : </p><p style="margin-bottom: 0cm">1<sup>o</sup> la situation de l’artillerie de campagne ; </p><p style="margin-bottom: 0cm">2<sup>o</sup> la situation de l’artillerie de siège et de son armement, etc. ; </p><p style="margin-bottom: 0cm">3<sup>o</sup> la situation de toutes les fortifications ; </p><p style="margin-bottom: 0cm">4<sup>o</sup> la situation de chacune de vos divisions ; </p><p style="margin-bottom: 0cm">5° la situation des remontes, harnachements ; </p><p style="margin-bottom: 0cm">6° la situation du corps danois ; </p><p style="margin-bottom: 0cm">7° la situation de la marine, etc. </p><p style="margin-bottom: 0cm">Enfin faites-moi connaître ce que tout cela aura d’accroissement, ainsi que la position au 17 août. Il ne faut pas s’arrêter à de petites considérations. Il faut éviter un échec ; et, en ayant l’air d’envoyer des colonnes mobiles sur les rives de l’Elbe, à l’expiration de l’armistice, que tout cela soit replié sur Hambourg, afin de centraliser vos forces.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Si Cuxhaven est en état de défense, il faut l’armer et y mettre une garnison. Faites-moi savoir par mon officier d’ordonnance quels sont les postes que vous occupez.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3> [^1]: Bernadotte. [^2]: Laplace (voir CG14-35734). [^3]: <span></span> Expédition, Musée d’art et d’histoire d’Auxerre, fonds Eckmühl (minute, Archives nationales, AF IV 902, août 1813, n° 35). [<i>C </i>20333]</body>