CG14-35461.md

identifiantCG14-35461.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/07/17 00:00
titreNapoléon au général Lacuée, ministre directeur de l’Administration de la guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 35461. - </b>Au général Lacuée, ministre directeur de l’Administration de la guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 17 juillet 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte de Cessac, je réponds à votre lettre du 11 juillet. J’ai signé le décret pour la levée des 1 200 chevaux. Je vois avec plaisir que vous avez déjà organisé la 7<sup>e</sup> compagnie du 2<sup>nd</sup> bataillon, et que vous avez pourvu au plus pressé en l’attachant aux 7 ambulances du corps d’observation de Bavière. Il faut approuver ce que le vice-roi a fait pour l’organisation de ses compagnies d’équipages militaires ; et si vous avez des hommes disponibles, il faut lui en envoyer, afin qu’il n’affaiblisse pas son infanterie. Il faut lui faire connaître qu’il est préférable que ses compagnies attèlent des caissons du modèle n° 2 corrigé.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’approuve que vous organisiez la 7<sup>e</sup> compagnie des autres bataillons avec les caissons que j’ai à Sampigny<sup>[^1]</sup>. Partez du principe que je ne fais pas de difficulté à ce qu’on emploie des caissons n° 1 d’ancien modèle.</p><p style="margin-bottom: 0cm">S’ils ont des inconvénients, ils ont des avantages : les uns compensent les autres, et j’ai l’expérience que dans la campagne de Moscou, ces caissons n° 1 ont résisté. Il faut donc non seulement employer les caissons qui restent, mais aussi les pièces de rechange qu’on aurait à Sampigny et à Plaisance, de manière à ne rien perdre par ce changement de modèle. Si vous aviez beaucoup de pièces de rechange de ce modèle, et que cela vous portât à donner ordre qu’on en construisît, je désirerais que les roues de devant fussent plus hautes et ne tournassent pas. Avec ces changements, ces caissons seront très bons ; car cette facilité de tourner ne compense pas les inconvénients qu’on a avec les roues basses de ne pouvoir se tirer des boues et surtout des sables. On est assez d’accord à l’armée sur la préférence à donner au n° 2 ; mais en même temps, on pense généralement que les caissons de ce modèle ne sont pas assez forts. Il est impossible qu’ils portent 20 quintaux. Il faut les renforcer de manière qu’ils puissent porter cette charge ; car si quatre chevaux, au lieu de 20 quintaux, n’entraînent que 16 par suite de la réduction que la faiblesse du modèle actuel force de faire au chargement, cela ne fait plus que 4 quintaux par cheval au lieu de 5, ce qui est une grande différence. Ainsi donc jusqu’à cette heure l’opinion est pour le caisson n° 2 corrigé.</p><p style="margin-bottom: 0cm">On est surtout mécontent des voitures à la comtoise qui emploient deux chevaux pour ne porter que sept quintaux ; qui ne peuvent avancer si un des deux chevaux manque, et qui ont encore l’inconvénient d’allonger beaucoup trop les colonnes. Il faut avouer aussi que les dernières voitures construites étaient bien mauvaises. Celles de la campagne dernière étaient beaucoup meilleures.<sup>[^2]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm; page-break-inside: avoid; page-break-after: avoid"> <i>Nap</i></p> [^1]: Dans la Meuse, où se trouve un important dépôt du train. [^2]: Expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 122 (minute, Archives nationales, AF IV 901, juillet 1813, n° 327).</body>