CG14-35424.md

identifiantCG14-35424.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/07/16 00:00
titreNapoléon au maréchal Davout, commandant le 13e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 35424. - </b>Au maréchal Davout, commandant le 13e corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 16 juillet 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, je vous ai autorisé par ma lettre d’aujourd’hui<sup>[^1]</sup> à traiter de la contribution avec les négociants de Hambourg, de manière à avoir dix millions argent comptant et vingt millions en traites payables en dix mois à dater d’octobre 1813 jusqu’au 1<sup>er </sup>août 1814, chaque traite de 100 000 francs, et pouvant être considérée comme assignée sur la Banque, si on veut ; le jour du paiement y serait indiqué. Ces 200 traites seraient versées au Trésor avant la fin d’août.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Par ce moyen, 30 millions seraient payés. Les 18 autres millions seraient acquittés : 15 en marchandises nécessaires à l’armée, et 3 millions en réquisitions dans la 32<sup>e</sup> division.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’approuve que vous nommiez une commission pour recevoir les marchandises. J’approuve que la valeur des maisons soit comprise dans les 15 millions payables en marchandises. J’approuve qu’on ne prenne rien de confectionné ; il faut, comme le remarque le comte Chaban, de l’argent pour confectionner, et la ville ne peut être tenue à donner que les marchandises brutes, telles qu’elles sont en magasin. Je crois avoir ainsi répondu à la note du comte Chaban. Faites donc les changements convenables aux réquisitions que j’ai ordonnées. Supprimez : </p><p style="margin-bottom: 0cm">1<sup>o</sup> tout ce qui serait ouvrages confectionnés ; </p><p style="margin-bottom: 0cm">2<sup>o</sup> tout ce que la ville ne posséderait pas. Envoyez-moi une nouvelle composition de la réquisition des 15 millions.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Après les blés, les vins, les riz, les eaux-de-vie, le vinaigre, la viande salée, les bœufs, les vaches, les fromages, les poissons salés, tous objets nécessaires à la nourriture de l’armée et à l’approvisionnement de siège, soit de la ville, soit de Magdebourg, viennent les objets nécessaires pour l’habillement et équipement, les draps, les casimirs, les toiles ; les cuirs pour bottes, souliers, selles, harnais ; les feutres pour shakos ; viennent encore les chevaux de selle et de trait, les médicaments, les bois et fers pour l’artillerie et les équipages militaires ; les toiles, les chanvres, les bois, les mâts, les mâtereaux pour la marine. Bien entendu que vous n’y comprendrez pas ce qui appartient aux Russes et aux Prussiens.</p><p style="margin-bottom: 0cm">À tous ces articles d’une utilité immédiate pour l’armée si vous y joignez la valeur des maisons à démolir ; celle des maisons à acquérir pour la marine et la guerre, il faudrait avoir soin toutefois d’en ôter les maisons des absents ou des hommes qui ne sont pas dans le pays, et vous rappeler la loi que ces maisons ne dépassent pas une somme de 3 à 4 millions. Vous pourrez ainsi, par un traité entre le comte de Chaban et les négociants, terminer cette affaire des contributions.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Quant au projet de décret pour l’amnistie, je vous ai autorisé à l’accorder ; faites-le publier.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je ne trouve pas convenable que vous soyez de la commission avec vos subordonnés ; mais ordonnez-en la formation telle que l’article 2 l’indique. Cette commission vous soumettra ses décisions, et vous prononcerez. Tous les autres articles sont bien ; vous êtes autorisé à les arrêter. Finissez cette affaire. Le principal est de prendre promptement un parti.<sup>[^2]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm; page-break-inside: avoid; page-break-after: avoid"> <i>Np</i></p> [^1]: Voir ci-dessus. [^2]: <span></span> Expédition, Musée d’art et d’histoire d’Auxerre, fonds Eckmühl (minute, Archives nationales, AF IV 901, juillet 1813, n° 299). [<i>LEC </i>1052]</body>