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CG14-35388.md| identifiant | CG14-35388.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/07/13 00:00 |
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| titre | Napoléon à Mollien, ministre du Trésor public |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 35388. - </b>À Mollien, ministre du Trésor public</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Magdebourg, 13 juillet 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte
Mollien, j’ai reçu votre lettre du 8 juillet. Il n’y a pas
de doute que les événements d’Espagne occasionneront un
supplément de 6 à 10 millions au budget des dépenses de
l’Administration de la guerre<sup>[^1]</sup>.
Vous avez vu de quelle manière j’ai fait cette distribution, en
exigeant que les paiements fussent faits en <u>bons</u> et que les
services se fissent par réquisition. Je ne me dissimule pas qu’il
peut y avoir des inconvénients à cette manière de faire le
service<sup>[^2]</sup>,
mais cela me paraît sans remède. Cela aura du moins l’avantage
d’accélérer la vente des biens des communes.<sup>[^3]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm; page-break-inside: avoid; page-break-after: avoid">
<i>Np</i></p>
[^1]: L’armée d’Espagne a perdu à Vitoria 150 pièces de canons, 400 caissons, tout le matériel et les bagages de l’armée, ainsi que le trésor et les archives de Joseph.
[^2]: Créée le 27 novembre 1799, la caisse d’amortissement devait à l’origine diminuer la dette publique par l’amortissement de la rente. Cette vocation première vite abandonnée, elle sera en définitive amenée à gérer divers fonds publics et à prendre en charge la vente des biens nationaux dont elle anticipe les recettes en émettant des bons dits « bons de la caisse d’amortissement » portant intérêt et pouvant être proposés en paiement des dettes de l’État. La vente des biens communaux décidée en 1813 pour équilibrer le budget de l’État s’accompagne ainsi d’une importante émission de bons que l’Empereur souhaite utiliser au plus vite malgré les craintes de Mollien qui redoute une dépréciation rapide de ces effets publics. Comme le pressentait le ministre, les bons seront mal accueillis, ce qui obligera Napoléon à en faire acheter par les caisses du Trésor de la Couronne et du Domaine extraordinaire notamment. Autrement dit, il fut contraint de se prêter à lui-même pour ne pas compromettre les équilibres financiers de son Empire.
[^3]: <span></span> Photocopie d’expédition, Archives nationales, fonds Mollien, 132 AP 1 (minute, Archives nationales, AF IV 901, juillet 1813, n° 255). [<i>C </i>20269]</body> |
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