CG14-35375.md

identifiantCG14-35375.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/07/12 00:00
titreNapoléon au général Le Marois, gouverneur de Magdebourg
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 35375. - </b>Au général Le Marois, gouverneur de Magdebourg</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Magdebourg, 12 juillet 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Le Marois, réunissez chez vous le commissaire ordonnateur et l’agent supérieur des vivres de la place, ainsi que le commandant du génie et celui de l’artillerie<sup>[^1]</sup>, pour régler définitivement l’approvisionnement de siège de Magdebourg. Votre première opération devra donc être d’arrêter la colonne de ce qui est nécessaire pour cet approvisionnement ; comme nous sommes au moment de la récolte, c’est maintenant qu’il faut le compléter. Je pense qu’il doit être établi sur le pied de 20 000 hommes et 2 000 chevaux pendant deux cents jours ; sauf à se procurer, au moment de l’investissement, des blés, des fourrages et des bestiaux par voie militaire, autour de la place, en aussi grande quantité que l’on pourra ; et dans un pays aussi fertile, en battant l’estrade à dix lieues à la ronde, on doit pouvoir beaucoup augmenter cet approvisionnement. Le foin et la paille actuellement existants seront remplacés par de nouveau foin et de nouvelle paille, et seront mis en consommation à fur et mesure des remplacements. Ces fourrages seront placés sur trois points différents, de manière qu’on ne risque jamais que d’en perdre une partie. Présentez-moi un projet pour requérir le foin, la paille et l’avoine nécessaires dans un rayon de trente lieues autour de la place. Il est convenable de bien compléter, sur-le-champ, l’approvisionnement en viandes salées. Quant aux viandes fraîches, on aura le temps de s’en procurer au dernier moment : d’ailleurs il y aura un fonds d’approvisionnement existant par ce qui vient de Hambourg. Il faudra aussi avoir un approvisionnement de tous les objets nécessaires pour 4 000 malades pendant deux mois.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai ordonné qu’il y eût à Magdebourg, outre l’approvisionnement de siège, un approvisionnement fixe pour 10 000 hommes pendant un an, dont la moitié aux frais du royaume de Westphalie et l’autre moitié aux frais de la France ; ce qui fait pour 10 000 hommes pendant six mois. Faites-moi connaître si la partie aux frais de la Westphalie a été réunie, ainsi que la partie aux frais de la France.<sup>[^2]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm; page-break-inside: avoid; page-break-after: avoid"> Napoléon</p> [^1]: Seroux (artillerie) et le colonel Baraillon (génie). [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 20267, d'après l'original communiqué par le comte Le Marois (minute, Archives nationales, AF IV 901, juillet 1813, n° 254). </body>