CG14-35347.md

identifiantCG14-35347.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/07/11 00:00
titreNapoléon à Cambacérès, archichancelier de l’Empire
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 35347. - </b>À Cambacérès, archichancelier de l’Empire</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Wittenberg, 11 juillet 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, je reçois votre lettre du 6 juillet. Je ne connais pas encore la situation, et je n’ai aucun détail des affaires d’Espagne. J’ai ordonné au ministre de la Guerre que le maréchal Jourdan fut suspendu, qu’il eut l’ordre de se rendre dans ses terres et enfin d’adresser une relation de ce qui s’est passé. J’ai chargé le ministre de demander également des comptes à chaque commandant en chef d’armée<sup>[^1]</sup>, au commandant du génie<sup>[^2]</sup>, à celui de l’artillerie<sup>[^3]</sup> et à l’ordonnateur en chef<sup>[^4]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai blâmé le ministre de la Guerre d’avoir mis des compliments dans sa lettre au roi d’Espagne. Je puis garder le ménagement de ne pas mettre le public dans la confidence de mon extrême mécontentement ; mais il est ridicule et déplacé que ce prince n’apprenne pas clairement que c’est à lui que j’attribue la faute de tout ce qui s’est passé depuis cinq ans en Espagne. Il n’a montré ni talents militaires ni soins administratifs. Je désire donc que vous fassiez connaître au ministre qu’il faut que ce prince ne s’aveugle pas sur ma façon de penser à son égard ; il ne savait pas commander, et il a le grand tort à mes yeux de ne pas avoir laissé commander ceux qui le pouvaient.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Insistez auprès de mes ministres de la guerre et de l’Administration de la guerre pour qu’on reprenne un peu d’énergie. Il est bien insensé qu’on ait repassé la Bidassoa. </p><p style="margin-bottom: 0cm">J’écris au ministre de la Guerre, puisque la présence du roi d’Espagne peut avoir des inconvénients à Bayonne, que mon intention serait qu’il vînt s’établir à Mortefontaine incognito, où il serait censé être jusqu’à de nouveaux ordres de moi. Cela finirait toutes difficultés.<sup>[^5]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm; page-break-inside: avoid; page-break-after: avoid"> <i>Np</i></p> [^1]: Reille (Armée du Portugal), Gazan (Armée du Midi), Drouet d’Erlon (Armée du Centre). [^2]: Léry. [^3]: Tirlet. [^4]: Mathieur-Faviers. [^5]: <span></span> Expédition, collection privée (minute, Archives nationales, AF IV 901, juillet 1813, n° 225). [<i>LEC </i>1045]</body>