CG14-35264.md

identifiantCG14-35264.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/07/06 00:00
titreNapoléon au général Sorbier, commandant en chef l’artillerie de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 35264. - </b>Au général Sorbier, commandant en chef l’artillerie de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 6 juillet 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Sorbier, d’après les derniers états de situation, il restait à fournir par Magdebourg cinq batteries, dont deux de réserve et trois à cheval, ce qui fait trente-quatre bouches à feu, avec les affûts et caissons nécessaires. Tout ce matériel est prêt, mais, en outre, il existe à Magdebourg, huit pièces de 12, dix pièces de 6, et huit obusiers de 6 pouces 4 lignes. À Wittenberg, dix pièces de 12, et six pièces de 6. À Erfurt deux pièces de 6. Enfin, en route de Mayence, deux pièces de 6 et quatre obusiers de 24 ; ce qui fait un total de 52 bouches à feu, dont 18 pièces de 12, 20, 46 8 obusiers à grande portée et 6 obusiers de 24. </p><p style="margin-bottom: 0cm">Avec ces bouches à feu, vous pouvez fournir : </p><p style="margin-bottom: 0cm">1° au premier corps la batterie de la division Teste, qui devait être fournie de Wesel et la deuxième batterie à cheval, qui devait également venir de Wesel ; </p><p style="margin-bottom: 0cm">2° au deuxième corps, la deuxième batterie de réserve qui devait venir de Wesel ; </p><p style="margin-bottom: 0cm">3° au huitième corps, le matériel d’une batterie de réserve et de deux batteries à cheval, et 4°, enfin, au 11<sup>e</sup> corps, la batterie de réserve, qui lui est due en remplacement de celle qu’il a donnée au premier. Ainsi Wesel n’aura plus à fournir, indépendamment du treizième corps, que quatre batteries, savoir, une de division au onzième corps ; une de réserve au douzième, une à cheval au deuxième corps, et une autre également au douzième.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous avez, à Magdebourg, assez de caissons disponibles pour les nouvelles batteries, et quant aux attelages, vous y emploierez d’abord les deux cents chevaux qui restent à recevoir à Magdebourg, pour compléter la remonte des 1 800 et vous pourriez faire venir de Wesel, les compagnies du train nécessaires. Je désire que toutes les batteries qui sont organisées, partent pour leurs corps respectifs, afin qu’elles y soient toutes rendues avant la rupture de l’armistice. Faites compléter d’abord la 1<sup>re</sup> batterie du premier corps, ensuite, donnez au huitième corps le matériel dont il a besoin. Il faut que le matériel d’une batterie à pied et d’une batterie à cheval, destinée pour ce dernier corps, soit rendue sur les remparts de Dresde avant le 15 juillet, où le prince Poniatowski l’enverra recevoir.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites-moi connaître les revirements de compagnies que vous faites, tant dans les corps d’armée que dans les places non investies, pour que toutes les batteries qui restent à fournir, soit de Mayence, Magdebourg, Wesel, aient leur personnel assuré. Je désire savoir quelles sont les compagnies dont vous pouvez disposer pour compléter le corps de réserve.<sup>[^1]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm; page-break-inside: avoid; page-break-after: avoid"> <br/> <br/> </p> [^1]: Copie, Archives nationales, fonds Gourgaud, 314 AP 3. </body>