CG14-35262.md

identifiantCG14-35262.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/07/06 00:00
titreNapoléon à Prina, ministre des finances du royaume d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 35262. - </b>À Prina, ministre des finances du royaume d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 6 juillet 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai perdu de vue la situation du Trésor de mon royaume d’Italie. S’il éprouvait la moindre pénurie, je pense qu’il serait possible de solder une grande partie des dépenses des ministères de la Guerre et de la Marine au moyen de bons du Mont Napoléon portant intérêt à 5 % ; qui seraient admissibles en paiement des domaines nationaux encore à vendre, et remboursables de 12 à 18 mois, à raison d’un million de francs par mois, du 1<sup>er</sup> juillet 1814 au 1<sup>er</sup> janvier 1815. </p><p style="margin-bottom: 0cm">Voici l’emploi de ces bons.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous les feriez entrer en recette au Trésor, et vous les donneriez en paiement pour solder les objets requis dans les départements pour l’approvisionnement de Venise, de Palmanova, d’Osoppo etc., les transports militaires et les autres dépenses de ce genre. C’est ainsi que j’ai fait émettre en France 60 millions de bons de la caisse d’amortissement admissibles en paiement des biens communaux dont la vente est ordonnée ; ces bons ne perdent pas grand-chose sur la place et d’ailleurs leur perte est indifférente. </p><p style="margin-bottom: 0cm">Les fermiers qui fournissent du blé et des chevaux sont payés, sur-le-champ, en bons qui portent intérêt, qu’ils peuvent employer à acheter des biens communaux et dont le remboursement est assuré : les fournitures faites par ces fermiers se trouvent donc acquittées et ils sont satisfaits.<sup>[^1]</sup></p> [^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 901, juillet 1813, n° 150.</body>