CG13-34767.md

identifiantCG13-34767.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/06/17 00:00
titreNapoléon au maréchal Davout, commandant le 1er corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34767. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Davout, commandant le 1er corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 17 juin 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, je reçois votre lettre du 11 juin. Je viens de prendre un décret pour toutes les dépenses de la 32<sup>e</sup> division. Il faut que ces départements sentent la différence qu'il y a, à être sous le régime constitutionnel, ou hors de la constitution<sup>[^1]</sup>. En conséquence, vous lui ferez payer des centimes additionnels pour subvenir à toutes ces dépenses, à l'exception de la solde. Toutes les voitures, chevaux et harnais que vous prendrez pour les bataillons d'équipages militaires seront payés soit sur les fonds extraordinaires de guerre de la 32<sup>e</sup> division, soit sur les 10 millions de contribution en nature que doit fournir Hambourg, soit sur les bons de Hambourg<sup>[^2]</sup>. Quant aux dépenses des fortifications, elles entreront également dans les dépenses de la 32<sup>e</sup> division. J'ai pris un décret qui nomme le comte Chaban<sup>[^3]</sup>, intendant général des finances de la 32<sup>e</sup> division.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3> [^1]: Lorsque les armées impériales se trouvent sur le territoire national, l’ensemble de leurs dépenses est soldé par le Trésor impérial. En dérogeant à cette disposition, l’empereur considère de facto cette division militaire comme terre étrangère pour mieux mettre à sa charge une large part de ses dépenses de guerre. [^2]: Parmi les 50 millions qui sont imposés à Hambourg et sa région, dix représentent la régularisation d’anciennes réquisitions. Les destinataires de ces bons sont donc exemptés de contributions supplémentaires à hauteur de leur contribution précédente. Autrement dit, l’empereur efface d’un trait de plume ce que ses armées doivent au commerce de Hambourg. [^3]: François Louis René Mouchard de Chaban. [^4]: Expédition, Musée d’art et d’histoire d’Auxerre, fonds Eckmühl, fol. 19 (minute, Archives nationales, AF IV 900, juin 1813, n° 358). </body>