| identifiant | CG13-34664.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/06/15 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Davout, commandant le 1er corps de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34664. - </b><span style="font-variant: normal">Au
maréchal Davout, commandant le 1er corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 15 juin 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, je vous ai
fait connaître la nouvelle dislocation de votre corps en trois
divisions, conformément au tableau ci-joint. Je vous ai fait
connaître mon intention que la 50<sup>e</sup> division, dite
division de Hambourg, fût augmentée du 33<sup>e </sup>léger,
ce qui portera cette division à seize bataillons. J'ai ordonné
qu'une batterie d'artillerie à pied et une batterie d'artillerie à
cheval, en tout quatorze bouches à feu, fussent attachées à cette
division. Je vous ai fait connaître par un de mes officiers
d'ordonnance<sup>[^1]</sup>
mon intention de mettre Hambourg dans un état respectable. Depuis,
j'y ai envoyé le général d'artillerie Baltus et mon aide de camp
le général Drouot. J'ai aussi ordonné qu'on dirigeât de Wesel sur
Hambourg 200 milliers de poudre et tout ce qui est nécessaire
pour l'armement de la place. Je vous envoie la copie d'une lettre que
j'écris au ministre de la Guerre<sup>[^2]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Hambourg est beaucoup
trop sur la gauche, et, en y laissant la 1<sup>re</sup>, la 2<sup>e</sup>,
la 3<sup>e</sup>, la 3<sup>e</sup><i>bis</i> et la 50<sup>e</sup> division,
qui font soixante et quinze à quatre-vingts bataillons, cela me
priverait de forces beaucoup trop considérables. Je vous enverrai
donc probablement dans peu de jours l'ordre de réunir à Magdebourg
la 1<sup>re</sup> et la 2<sup>e </sup>division, qui font
trente bataillons, avec deux batteries d'artillerie à cheval et une
batterie de réserve sous les ordres du général Vandamme. Mon
intention est de joindre à ce corps la division commandée par le
général Teste ; de sorte que le général Vandamme, à la rupture
de l'armistice, se trouvera avec 25 000 hommes à deux
journées en avant de Wittenberg et à deux journées de Berlin, avec
les 6 000 hommes de cavalerie du duc de Padoue. Le corps du
duc de Reggio est à Baruth et à Luckau, ce qui réunira sur ma
gauche une cinquantaine de mille hommes. Pendant ce temps, vous
occuperez Hambourg avec la 3<sup>e</sup> division, la 3<sup>e </sup><i>bis,</i>
la 50<sup>e</sup> et un corps danois de 15 000 hommes,
ainsi que les postes les plus importants de la 32<sup>e</sup> division
militaire, et, selon les forces qui vous seraient opposées, vous
marcheriez dans le Mecklembourg, en prenant l'offensive ; ou bien, si
l'ennemi vous présentait des forces trop considérables, vous
resteriez sur la défensive, et il faudrait même tout préparer pour
qu'au besoin vous puissiez laisser la garde de Hambourg à 7 ou
8 000 hommes, y compris les douaniers, les gendarmes et les
canonniers, et porter votre quartier général sur la rive gauche de
l'Elbe, à Harburg ou à Lüneburg ; ce qui vous laisserait dans la
main toute la 3<sup>e</sup> division et une partie de la 3<sup>e</sup><i>bis</i>
pour défendre la rive gauche et vous opposer à toutes les
tentatives de l'ennemi.</p><p style="margin-bottom: 0cm">La possession de
Hambourg est de la plus haute importance politique et d'une grande
importance militaire ; et je ne puis être tranquille sur ce point
important que lorsque Hambourg pourra être regardé comme une place
forte, qu'il sera approvisionné pour plusieurs mois et muni de tout
ce qui est nécessaire pour la défense<sup>[^3]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le cas arrivant où la
dislocation ci-dessus aurait lieu, vous conserveriez l'artillerie de
la 3<sup>e</sup> division et l'artillerie de la 50<sup>e</sup>, avec
une batterie de réserve ; ce qui fait une quarantaine de bouches à
feu, sans compter l'artillerie du corps danois.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Quant à la cavalerie,
vous avez un millier de chevaux. Je viens de donner ordre au général
Bourcier de vous envoyer un millier d'hommes de cavalerie légère,
que vous ferez monter et équiper à Hambourg.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Pour les équipages
militaires, les quatre compagnies des 10<sup>e</sup> et
12<sup>e </sup>bataillons qui seront les plus tôt prêtes
suivront le corps du général Vandamme, qui fera au reste toujours
partie du 1<sup>er</sup> corps, dont il sera un détachement. Je vous
écris tout cela pour votre instruction.</p><p style="margin-bottom: 0cm">L'officier d'ordonnance
qui vous porte cette lettre est un officier d'artillerie ; faites-lui
visiter la place, les îles et Harburg, voir l'armement, etc. Après
cela, vous me le renverrez.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Écrivez par estafette
à Wesel pour qu'avant le 15 juillet vous ayez à Hambourg les
munitions, et tout ce qui est nécessaire pour la défense. Prenez
vos précautions pour qu'à cette époque les magasins soient en
état.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3>
[^1]: Pretet avait été envoyé à Hambourg le 7 juin.
[^2]: Voir CG13-34661.
[^3]: L’empereur qui a décidé de fixer sa ligne d’opérations sur l’Elbe s’emploie pendant la suspension d’armes à en fortifier les points principaux des montagnes de Bohême jusqu’à Hambourg. Les places fortes de Kœgnigstein, Lilienstein, Dresde, Torgau, Wittenberg, Magdebourg et Hambourg sont ainsi armés et approvisionnés pour servir éventuellement d’appuis à sa masse de manœuvre principale établie en Saxe.
[^4]: <span></span> Expédition, Musée d’art et d’histoire d’Auxerre, fonds Eckmühl, fol. 2 (minute, Archives nationales, AF IV 900, juin 1813, n° 255).<i> </i>[<i>C </i>20124]</body> |
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