CG13-34633.md

identifiantCG13-34633.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/06/13 00:00
titreNapoléon à Frédéric Ier, roi de Wurtemberg
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34633. - </b><span style="font-variant: normal">À Frédéric I</span><span style="font-variant: normal"><sup>er</sup></span><span style="font-variant: normal">, roi de Wurtemberg</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 13 juin 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur mon frère, j'ai reçu les lettres de Votre Majesté du 5, du 6 et du 7 juin. J'ai donné ordre à mon ministre des Relations extérieures de donner des passeports à la personne que Votre Majesté veut envoyer à Londres. Je ne pense pas qu'on soit dans le cas de faire avec succès des ouvertures de paix à l'Angleterre, qui a décliné celles que la Russie et la Prusse lui ont proposées, et qui paraît résolue à faire la paix sur des principes que ces puissances, qu'on ne soupçonnera pas de m'être favorables, ont trouvés tellement absurdes, et tellement inadmissibles, qu'elles n'ont pas voulu même les entendre. Dans le moment de leur enivrement, ces puissances ont proposé comme base de la paix le traité de Lunéville ; l'Angleterre l'a rejetée avec indignation comme trop favorable à la France.</p><p style="margin-bottom: 0cm">L'armistice<sup>[^1]</sup> n'est pas nécessairement suivi d'un congrès ; je l'ai proposé, mais cela n'est pas encore éclairci. D'après mes propositions, les envoyés des puissances belligérantes y seraient appelés, et par conséquent le ministre de Votre Majesté.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napole</i></h3> [^1]: <span></span> Avec la signature de l’armistice de Pleiswitz, les hostilités sont suspendues jusqu’au 20 juillet et un préavis de six jours est prévu avant toute reprise des combats. La ligne de démarcation suit le cours de l’Oder jusqu’en Saxe puis continue jusqu’à l’embouchure de l’Elbe. Concernant la 32<sup>e</sup> division militaire, les positions des belligérants resteront figées à celles occupées le 8 juin. La ville de Breslau dont le statut avait un temps retardé la conclusion de l’armistice déclarée neutre. Les places fortes aux mains des Français seront approvisionnées tous les cinq jours tandis que les enclaves prussiennes en Saxe sont déclarées neutres. Quatre commissaires, deux dans chaque camp, sont désignés pour veiller à la bonne application du traité. [^2]: <span></span> Expédition, Abteilung Hauptstaatsarchiv des Landesarchivs Baden-Württemberg, Stuttgart, G 243, dossier 60.<i> </i>[<i>C </i>20123]</body>