CG13-34527.md

identifiantCG13-34527.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/06/07 00:00
titreNapoléon à Maret, ministre des Relations extérieures
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34527. - </b><span style="font-variant: normal">À Maret, ministre des Relations extérieures</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bunzlau, 7 juin 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Bassano, le prince d'Eckmühl est entré à Hambourg le 30 mai, et j'espère qu'il sera entré également à Lübeck avant le 2. Il paraît que les troupes danoises se sont réunies aux nôtres. Faites mettre cette nouvelle dans les journaux de Dresde et de Leipzig, et mandez-le au comte de Narbonne, à Vienne. Cela me fait beaucoup de plaisir.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je pense qu'il serait convenable de faire un traité avec le Danemark ; l'autre ayant été violé par l'entrée des troupes danoises à Hambourg, nous ne pouvons plus y avoir confiance. La garantie de la Norvège et des États de Danemark serait faite par moi. Le Danemark prendrait l'engagement de ne point faire la paix avec l'Angleterre que de concert avec moi, ou avec mon consentement. Quant aux troupes, la quantité que fournira le Danemark sera spécifiée, ainsi que ce que je pourrai fournir pour défendre le Holstein. Enfin comprenez aussi dans le traité la sortie d'une grande quantité de chevaux, moyennant payement en argent comptant. Je ne me refuserai point à payer la solde d'un certain nombre de troupes, mais surtout de la cavalerie et de l'artillerie, et ces troupes seraient tout à fait à ma disposition et pourraient venir jusqu'en Silésie et jusqu'à Stettin. Aussitôt qu'elles seront sorties du Holstein, je consens qu'elles soient à ma solde.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Si le Danemark pouvait donner une bonne division de 6 à 8 000 hommes d'infanterie et de 5 à 6 000 hommes de cavalerie, avec une artillerie proportionnée, je les payerai volontiers, mais surtout la cavalerie. Dites au ministre<sup>[^1]</sup> que le roi<sup>[^2]</sup> pourrait faire une spéculation avantageuse en fournissant lui-même les chevaux, puisqu'il les pourrait payer en papier ou comme il l'entendrait, tandis que je les lui payerais en argent comptant.</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p style="margin-bottom: 0cm"><i>P.-S.</i> Envoyez la lettre ci-jointe au vice-roi par une estafette extraordinaire, qui passera par Augsbourg et Leipzig.<sup>[^3]</sup></p> [^1]: M. de Kaas. [^2]: Frédéric VI. [^3]: <span></span> Copie, Archives du ministère des Affaires étrangères, M.D., France, vol. 1791 (minute, Archives nationales, AF IV 900, juin 1813, n° 112 et 113).<i> </i>[<i>C </i>20103] Le <i>post-scriptum</i> se trouve sur la minute, fol. 113.</body>