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CG13-34481.md| identifiant | CG13-34481.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/06/06 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Bertrand, commandant le 4e corps de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34481. - </b><span style="font-variant: normal">Au
général Bertrand, commandant le 4e corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Liegnitz, 6 juin 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">J'ai reçu votre
lettre. Il est vrai que je n'ai pas été satisfait de la manière
dont vos troupes se sont trouvées placées le 19, et de ce qu'au
premier coup de canon vous ne vous êtes pas informé de ce que
c'était, et n'avez pas marché au secours de la division italienne<sup>[^1]</sup>.
Je ne l'ai pas été davantage de ce que vous avez évacué le
plateau en avant de Jauer, lorsque vous n'aviez devant vous que
vingt-deux bataillons ennemis, et que les divisions Peyri et Morand<sup>[^2]</sup>
étaient encore tout entières<sup>[^3]</sup>.
Vous avez fait preuve, dans différentes circonstances, de talents
distingués ; mais la guerre ne se fait qu'avec de la vigueur, de la
décision et une volonté constante ; il ne faut ni tâtonner ni
hésiter. Employez le temps de l'armistice à bien organiser votre
corps, et, à l'ouverture des hostilités, on pourra compter sur lui.
L'expérience que vous avez déjà acquise, quoique en peu de mois,
doit être d'un grand profit dans un esprit comme le vôtre.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Au lieu d'un mauvais
général<sup>[^4]</sup>,
vous avez actuellement à la tête de la division italienne un
excellent général de division, le général Fontanelli.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le roi de Wurtemberg
vous envoie sa 3<sup>e </sup>brigade et des renforts pour le
reste de son corps ; cette division sera donc fort belle. La division
italienne a de nouveaux renforts en route<sup>[^5]</sup>.
Établissez une sévère discipline, et, dans les affaires, n'hésitez
pas à avoir confiance en vos troupes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Croyez, du reste, que
mes sentiments pour vous sont toujours les mêmes, et que je pense
qu'avec encore un peu d'expérience de manier les troupes vous
mériterez de moi dans l'armée de l'infanterie, comme vous en avez
mérité dans votre arme primitive.<sup>[^6]</sup></p>
[^1]: La division du général Peyri forte de sept à huit mille hommes s’avance le 19 mai vers Ney sans éclairer sa route. Marchant sans discernement, le général tombe à l’improviste sur les quinze mille hommes du général russe Barclay de Tolly et manque d’être tué. Sa division est sauvée de l’écrasement par la cavalerie de Ney commandée par le général Kellermann. La division perd ce jour-là deux mille hommes.
[^2]: Charles Morand.
[^3]: <span></span> Le 31 mai, le 4<sup>e</sup> corps commandé par Bertrand rencontre près de Jauer en basse-Silésie l’arrière garde russo-prussienne. Après la prise de plusieurs villages en contrebas du plateau de Jauer, le général Bertrand juge plus prudent de ne pas attaquer les forces installées en hauteur devant lui alors qu’il est isolé du reste de l’armée.
[^4]: Peyri avait été précédemment remplacé (voir CG13-34375).
[^5]: Après la bataille de Bautzen, la division italienne est affaiblie par des centaines de désertions.
[^6]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 900, juin 1813, n° 101.<i> </i>[<i>C </i>20090]</body> |
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