| identifiant | CG13-34449.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/06/04 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Caulaincourt, ministre plénipotentiaire |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34449. - </b>Au général Caulaincourt, ministre plénipotentiaire</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Neumarkt, 4 juin 1813, dix heures du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de
Vicence, cette rédaction, « L'armistice sera de deux mois, à
condition que le second sera la conséquence des bases de paix qui
auront été établies dans le premier mois,<sup>[^1]</sup> »
est inadmissible. C'est un style de capitulation et non d'armistice
entre deux armées égales et qui, par amour de la paix, font cesser
les hostilités. Cela ferait supposer qu'une des deux parties
contractantes ne ferait la paix que pressée par la force. Or, comme
la proposition est faite par les ennemis, cela indique assez que ce
serait convenir que c'est moi qui fais la paix par la crainte de
leurs armes. Il faut qu'ils soient bien fous et aient une bien fausse
idée des choses, s'ils nourrissent encore cette idée. Toutefois il
n'en serait pas moins vrai que cet article, ainsi rédigé, serait
déshonorant pour moi, et propre à rompre toute négociation de
paix, car l'idée seule que les ennemis me croient menacé me
porterait à les braver ; et, pour leur faire voir que je ne demande
pas un armistice indéfini, restez toujours au terme du 20 juillet,
toujours sur le même raisonnement qu'il faut quarante jours pleins
pour essayer si l'on peut s'entendre. N'excluez pas toutefois les
deux mois s'ils y adhèrent. En y réfléchissant, et lorsque vous
aurez développé cette idée, ils sentiront eux-mêmes
l'inconvenance et l'absurdité de leur modification. S'il y a
suspension d'hostilités pendant deux mois, l'avantage n'est ni pour
eux ni pour moi, et peut-être même qu'en approfondissant ce point
il serait facile de leur faire comprendre que tout ce qui tend à
leur faire gagner l'hiver est, militairement parlant, à leur
avantage.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je suis vraiment fâché
que cette négociation dure si longtemps. Pendant ces délais,
l'ennemi gagne tout ce qu'il peut gagner ; ses troupes se
réorganisent, et moi je reste en l'air. Je suis plus fâché encore
que vous ne sentiez pas la conséquence d'un article comme celui que
vous m'envoyez. Toute négociation de paix entre les deux parties
serait impossible, si les ennemis continuaient à avoir l'idée que
je puis être, en désirant la paix, influencé par la peur de la
guerre. La proposition de cet article serait une chose funeste, si je
ne la considérais pas comme irréfléchie.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Si nous ne voulions pas
traiter de la paix, nous n'aurions pas la sottise de traiter d'un
armistice dans le moment actuel, et surtout nous ne l'aurions pas
prolongé pendant ces quatre jours qui ont été tout à l'avantage
des alliés. Tâchez d'en finir avant midi.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3>
[^1]: Passage souligné sur l’expédition.
[^2]: <span></span> Expédition, Archives nationales, 95 AP 12, fonds Caulaincourt (copie, Archives du ministère des Affaires étrangères, M.D., France, vol. 1791).<i> </i>[<i>C </i>20083]</body> |
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