CG13-34444.md

identifiantCG13-34444.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/06/04 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34444. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Neumarkt, 4 juin 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous avais dit d'envoyer l'ordre au général Sebastiani de se porter sur Haynau pour nettoyer la route ; mais depuis, je vous ai dit de ne pas envoyer cet ordre, de sorte que le général Sebastiani puisse continuer sa route par ici. J'ai donné ce contre-ordre parce que j'ai pensé que j'avais sur la ligne de communication de Dresde à ici 2 détachements de la Garde à cheval, commandés par le major Castex, formant 1 800 chevaux ; 2° la brigade que commande le général Saint-Germain de 1 200 chevaux et enfin d'autres détachements de cavalerie.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites-moi un rapport qui me fasse connaître où se trouve toute cette cavalerie.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J'ai également beaucoup d'infanterie en route de Dresde à ici : 1° les bataillons qui sont en garnison dans les places ; ensuite les bataillons qui arrivent, entre autres quelques détachements de la Vieille Garde. Je ne comprends pas dans ce nombre les troupes de marche qu'il ne faut jamais compromettre. Faites-moi connaître à quoi se montent ces différents détachements et où ils se trouvent aujourd'hui 4.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Présentez-moi une instruction au général Saint-Germain et au major Castex pour former deux colonnes, l'une de 1 800 chevaux de la Garde, l'autre de tout le reste de la cavalerie qui est en route ; pour y joindre des détachements d'infanterie et les faire arrêter aux lieux où l'on dit que sont ces mille brigands , afin que par un mouvement combiné, nos 4 à 5 mille hommes de cavalerie et d'infanterie, tout en faisant semblant de continuer leur route se détournent à mi-chemin, arrivent par différentes directions sur eux et en fassent un massacre.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><br/> <br/> </h3> [^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 900, juin 1813, n° 65.</body>