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CG13-34397.md| identifiant | CG13-34397.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/06/01 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Caulaincourt, ministre plénipotentiaire |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34397. - </b><span style="font-variant: normal">Au
général Caulaincourt, ministre plénipotentiaire</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Neumarkt, 1<sup>er</sup> juin 1813, trois
heures après midi</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de
Vicence, je n'ai point de lettres de vous depuis celle de 2 heures
après minuit. Je vous ai réexpédié le même officier pour vous
annoncer les pleins pouvoirs du prince de Neuchâtel. Le prince de
Neuchâtel vous a envoyé ces pleins pouvoirs par un de ses
officiers, et peu de temps après, je vous ai expédié mon officier
d'ordonnance Desaix, avec une longue lettre de moi. Comme je vais
monter à cheval pour me porter sur la route d'Eisendorf, j'espère y
trouver de vos nouvelles. Je désire être instruit sur-le-champ,
aussitôt que vous aurez échangé vos pleins pouvoirs et qu'on aura
donné de part et d'autre l'ordre de cesser les hostilités.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous sentez
l'importance que je sois instruit de cela, parce que, s'il n'y avait
pas suspension des hostilités, il y aurait des dispositions
militaires à faire pour la journée de demain. Je suppose aussi que,
si vous entendiez le canon du côté de Jauer, vous m'en instruiriez.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Actuellement que nous
sommes bien en possession de Breslau, si l'on pouvait admettre
Breslau en compensation de Hambourg, il me semble que cela finirait
tous les différends et tout se trouverait arrangé. Il faudrait
avoir soin alors que la ligne de démarcation passât sur le couvent
de Liegnitz et à une lieue de Liegnitz, pour former une position
militaire, et passât à une lieue des deux petites villes de
Goldberg et de Lœwenberg. Il me semble que j'évacuerais un bien
grand espace de pays depuis Breslau jusqu'à une lieue de Liegnitz
pour compensation de Hambourg, qui peut-être, dans ce moment même,
est dans ma possession. D'après les renseignements que j'ai reçus,
il paraît que ce sont les Suédois qui doivent se rendre du côté
de Hambourg.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous recommande
toujours de préparer quelque ouverture directe. Je désire la paix,
je la désire solide, mais il faut qu'elle soit négociée et
honorable. C'est spécialement sous ce point de vue que j'attache de
l'importance à un armistice. Je n'ai rien à vous répéter sur la
longueur de l'armistice. Je le voudrais de deux mois, afin d'avoir un
temps raisonnable pour discuter et signer la paix.</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napole</i></h3><p style="margin-bottom: 0cm"><i>P.-S.</i> Je viens
de recevoir les députés de Breslau ; le bourgmestre<sup>[^1]</sup>
était à leur tête. Il paraît que les autorités municipales sont
restées dans la ville ; elles en ont obtenu la permission du roi. Il
serait fâcheux de perdre par l'armistice cette ville, à moins que
ce ne fût pour terminer les affaires de Hambourg.<sup>[^2]</sup></p>
[^1]: Friedrich August Karl von Kospoth bourgmestre de Breslau depuis 1812. D’après Fain, l’entendant se justifier sur l’attitude plutôt bienveillante des habitants à l’égard des Prussiens, l’empereur lui aurait répondu : « Je sais bien que le roi de Prusse a été égaré ».
[^2]: <span></span> Expédition, Archives nationales, fonds Caulaincourt, 95 AP 12.<i>
</i>[<i>C </i>20067]</body> |
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