CG13-34367.md

identifiantCG13-34367.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/05/30 00:00
titreNapoléon au général Caulaincourt, grand maréchal du Palais
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34367. - </b>Au général Caulaincourt, grand maréchal du Palais</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Rosenig, 30 mai 1813, midi</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Vicence, il me paraît par votre lettre que ces messieurs prétendraient que j’évacuasse toute la haute Silésie, et même mes communications avec Glogau ; il y a tant d’absurdité dans ce dire que ce n’est pas convenable. Cependant je suppose que vous vous êtes mal expliqué ; car vous dites dans votre lettre que « les armées reprendraient leurs positions si la paix ne se faisait pas », ce qui suppose que de leur côté ils auraient reculé aussi.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous pouvez donner pour nouvelle aux plénipotentiaires que le général Bülow a été battu le 28, en avant de Hoyerswerda<sup>[^1]</sup>, que la veille un corps de 100 cosaques et douze officiers avait été surpris, et que cette armée était poursuivie vivement ; que, quant à Hambourg, nous avons dû y entrer le 24 ; que les Danois font cause commune avec nous, et que 18 000 hommes de leurs troupes se sont réunis au prince d’Eckmühl.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’en reviens à ce que vous m’écrivez : le principe de toute négociation de suspension d’armes est que chacun reste dans la position où il se trouve ; les lignes de démarcation sont ensuite l’application de ce principe. Au reste, s’ils tiennent à des conditions aussi absurdes que celles que vous expliquez dans votre lettre, il n’y a pas lieu à s’arranger, et il est inutile de continuer davantage les conférences. Dans ce cas, revenez le plus tôt possible ici.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napo</i></h3> [^1]: <span></span> Le 28, le général prussien attaque sur les rives de l’Elster le 12<sup>e</sup> corps d’Oudinot qui, sur instruction de l’empereur, allait à sa rencontre. Malgré une attaque vigoureuse, l’offensive échoue et Bülow est contraint de se retirer. [^2]: <span></span> Expédition, Archives nationales, fonds Caulaincourt, 95 AP 12.<i> </i>[<i>C </i>20057]</body>