| identifiant | CG13-34347.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/05/26 00:00 |
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| titre | Napoléon à Daru, ministre secrétaire d’État, directeur de l’Administration de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34347. - </b><span style="font-variant: normal">À Daru, ministre secrétaire
d’État, directeur de l’Administration de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">
Bunzlau, 26 mai 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Daru, présentez-moi
un projet de décret pour former un bataillon d’équipages
militaires d’ambulance. Ce bataillon sera composé de douze
compagnies ; chaque compagnie sera de 50 voitures et une
forge ; chaque voiture sera organisée comme les ambulances de
la Garde : 1 homme, 2 chevaux et une voiture ; ce
qui fera par compagnie 60 hommes, 120 chevaux, compris les
haut-le-pied, 50 voitures et une forge ; et pour les douze
compagnies, 720 hommes, 1 440 chevaux, 600 voitures,
12 forges. Ces voitures seront destinées principalement à
retirer les blessés du champ de bataille. Il y aura cependant sur
chaque voiture un petit coffret contenant du linge à pansement, un
peu de charpie, un choix d’instruments, un peu d’eau-de-vie,
enfin l’équivalent de l’ambulance à dos de mulet que j’accorde
à un bataillon. Chacune de ces voitures pouvant porter
quatre hommes, j’aurai donc de quoi porter 2 400 blessés ;
mais, pour ne pas augmenter les cadres et ne pas m’induire dans de
nouvelles dépenses, on pourrait convertir un des bataillons qui
s’organisent en France, tel par exemple que le 14<sup>e</sup>, qui
n’a pas encore ses voitures, en un bataillon de cette espèce. Il
faudrait que ce bataillon fût sous les ordres des chirurgiens de
l’armée. En accordant une compagnie à chaque corps d’armée, il
en resterait encore six pour le quartier général. Des infirmiers à
pied seraient attachés à ce bataillon, de sorte qu’aussitôt
qu’un homme se trouverait blessé à ne pouvoir pas marcher, on le
mettrait dans une de ces voitures. Faites-moi un projet là-dessus.
Il me semble qu’on se trouve bien de ces petites voitures qu’a la
Garde, et qu’elles ont rendu de grands services. En accordant 50 de
ces voitures à un corps d’armée, on pourrait donc en accorder
12 à chaque division, ce qui ferait l’équivalent des moyens
de pansement portés par les 12 chevaux de peloton ; ce
qui, avec cette ambulance des chevaux de peloton, deviendrait
tellement considérable qu’on pourrait diminuer les ambulances.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Dans les marches, ces voitures
pourraient aussi servir à porter les hommes éclopés et
fatigués jusqu’au lieu où l’on forme des dépôts pour
les hommes éclopés et fatigués. Faites-moi le devis de ce que
cette nouvelle organisation coûtera.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><br/>
<br/>
</h3>
[^1]: <span></span> Expédition non signée, Archives nationales, fonds Daru, 138 AP 27 (minute, Archives nationales, AF IV 899, mai 1813, n° 249).<i> </i>[<i>C </i>20050]</body> |
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