CG13-34328.md

identifiantCG13-34328.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/05/25 00:00
titreNapoléon à Frédéric-Auguste Ier, roi de Saxe
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34328. - </b><span style="font-variant: normal">À Frédéric-Auguste Ier, roi de Saxe </span> </h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Gœrlitz, 25 mai 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur mon frère, j’ai reçu la lettre que Votre Majesté m’a écrite relativement aux batailles des 20 et 21. J’attendais pour lui répondre d’avoir un moment de liberté, et d’avoir délivré ses États des armées russe et prussienne. Mon armée a occupé hier Lauban, et dans ce moment nous sommes à Bunzlau. Le duc de Reggio sera ce soir à Hoyerswerda, marchant sur Berlin<sup>[^1]</sup>. Il sera nécessaire que Votre Majesté ordonne des mesures pour qu’on réprime les patrouilles de Cosaques et de partisans qui pillent le pays et inquiètent les derrières de l’armée. Il faudrait organiser des brigades de cavalerie et des gardes de police qui pussent prêter main-forte à la gendarmerie, et y placer quelques officiers pour assurer la tranquillité du pays.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le général Thielmann ayant pris du service à l’étranger sans la permission de Votre Majesté est coupable ; il est criminel, puisque ce service étranger est ennemi, et qu’il a porté chez l’ennemi ses connaissances locales<sup>[^2]</sup>. Je désirerais que Votre Majesté le fît saisir dans ses biens, et, par un grand acte de vigueur, fît connaître à ses sujets son mécontentement et son indignation contre ceux de ses serviteurs qui prennent du service chez ses ennemis.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vais partir pour me rendre à Bunzlau. Quoique le pays ait beaucoup souffert, je pense qu’il est indispensable que Votre Majesté forme de nouveau son armée, afin de protéger ses États et de m’aider dans la guerre.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le roi de Danemark<sup>[^3]</sup> vient de m’écrire ce que je savais déjà par les journaux anglais, que le comte Bernstorff<sup>[^4]</sup> a échoué dans sa négociation. Les Anglais ont voulu, au préalable, imposer au Danemark l’obligation de renoncer à la Norvège en faveur de la Suède. En conséquence, l’animosité est plus forte que jamais, et le Danemark rentre dans tous les liens de l’alliance, qui n’avaient été un moment relâchés que d’après mon consentement, donné en considération de la situation critique de ce pays.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napole</i></h3> [^1]: <span></span> Avec quelques renforts, le 12<sup>e</sup> corps, fort de 23 à 24 000 hommes, est détaché du reste de l’armée afin de menacer les troupes prussiennes qui défendent Berlin. [^2]: Après avoir remis la place de Torgau au maréchal Ney, le général saxon Thielmann a rejoint les forces coalisées avec ses troupes et son état-major. [^3]: Frédéric VI. [^4]: Ambassadeur danois à Vienne. [^5]: <span></span> Expédition, Sächsisches Hauptstaatsarchiv, Dresde, 10026 GK, loc. 2760 (minute, Archives nationales, AF IV 899, mai 1813, n° 227).<i> </i>[<i>C </i>20044]</body>