CG13-34320.md

identifiantCG13-34320.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/05/24 00:00
titreNapoléon au maréchal Soult, commandant de la Garde impériale
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34320. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Soult, commandant de la Garde impériale</span><sup>[^1]</sup></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Gœrlitz, 24 mai 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez ordre que le régiment de flanqueurs parti de Paris et qui doit être arrivé à Mayence le 20 ou le 21, d’où il a ordre de continuer sa route par Erfurt, se rende à Dresde, ce qui réunira, dans cette ville, la brigade de flanqueurs sous les ordres du général Boyeldieu. Cette brigade fait partie de la division Barrois.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez ordre que la division Laborde se réunisse à Dresde. À cet effet, les 4<sup>e</sup> et 5<sup>e</sup> de voltigeurs qui se rendent à Erfurt, ne s’y arrêteront qu’un jour ou deux, et le général Laborde se rendra à leur tête à Dresde. Si, lors de son arrivée à Dresde, la brigade de flanqueurs était encore dans cette ville, elle serait sous ses ordres.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Aussitôt que les 9<sup>e</sup>, 10<sup>e</sup> et 11<sup>e</sup> de voltigeurs seront formés, bien équipés et bien armés, ils seront dirigés, régiment par régiment, sur Dresde.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le général Curial vous préviendra ainsi que le général Laborde de leur arrivée.</p><p style="margin-bottom: 0cm">La compagnie des équipages militaires, avec son ambulance destinée à cette division, se rendra également à Dresde et se chargera à son passage à Mayence, du riz que le comte Daru lui fera fournir.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les batteries d’artillerie à pied de la Garde destinées à cette division seront dirigées sur Dresde, où cette division sera campée dans la ville neuve, dans de bonnes baraques et s’exercera de manière à ce qu’on puisse la faire entrer en ligne vers la fin de juin.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il est nécessaire que vous me proposiez trois généraux de brigade pour cette division.</p><p style="margin-bottom: 0cm">La division Friant, ou 4<sup>e</sup> division, se réunira à Francfort-sur-le-Main. Je crois que les 4<sup>e</sup> et 5<sup>e</sup> de tirailleurs sont déjà partis de Paris. Il faut du temps pour qu’ils arrivent. Informez-vous si le général Friant peut en prendre le commandement. Lorsque ce général aura formé cette division, on le fera passer comme de raison au commandement de la vieille Garde ; et le général Roguet le remplacera dans celui de la jeune.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Renouvelez vos ordres à Paris pour que toutes les compagnies de la vieille Garde viennent en poste à Dresde ; il m’en manque encore deux bataillons ; présentez-m’en le dernier état de situation. Je crois qu’il y a déjà plusieurs compagnies parties ; il doit y avoir à Paris des hommes pour compléter les autres. Vous donnerez ordre à Paris, qu’on fasse partir pour recruter les 1<sup>er</sup>, 2<sup>e</sup>, 3<sup>e</sup>, 6<sup>e</sup> et 7<sup>e</sup> de tirailleurs, 2 500 tirailleurs ; on en formera trois bataillons sous le titre des 1<sup>er</sup>, 2<sup>e</sup> et 3<sup>e</sup> bataillons de marche de la division Barrois, chaque bataillon étant de 800 hommes. Il partira également de Paris, et de la même manière 2 500 voltigeurs pour la division Dumontier. Ces 5 000 hommes serviront à remplacer les pertes faites par ces deux divisions. On aura soin de ne faire partir que des hommes bien armés et bien équipés, et qui aient au moins 15 jours d’exercice, et qui dans cette longue route achèveront de s’exercer, de manière qu’en arrivant à Dresde ils soient à l’école des bataillons. Ils marcheront à petites journées et prendront tous les séjours d’usage. On prendra pour les conduire des cadres à Fontainebleau, et on pourra aussi placer comme postiches des soldats de la vieille Garde, en remplaçant ceux des premiers régiments comme sergents, et ceux des seconds comme caporaux. Vous pouvez prendre également des hommes dans le 13<sup>e</sup> de voltigeurs et de tirailleurs, ainsi que dans les flanqueurs. Je ne garde ces 13 régiments et les cadres de Fontainebleau comme des dépôts naturels. Moyennant l’emploi de ces 5 000 hommes, il n’y aura plus rien de trop sur tout ce que j’ai destiné à la Garde.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Mettez-vous au fait, et faites-moi le plus promptement possible, un rapport général sur la situation de la Garde, enfin cavalerie, artillerie et équipages militaires. Mettez-vous aussi au fait de la comptabilité ainsi que des sommes que j’ai accordées, et que la Garde doit encore au bataillon La Bouillerie. Je crois qu’il restait encore sur cet objet quelque chose à la disposition du grand maréchal.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><br/> <br/> </h3> [^1]: En remplacement de Bessières [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 899, mai 1813, n° 218.</body>