|
CG13-34285.md| identifiant | CG13-34285.md |
|---|
| fait partie de | correspondance |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1813/05/18 00:00 |
|---|
| titre | Napoléon à Eugène, vice-roi d’Italie, commandant l’armée d’observation d’Italie |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34285. - </b><span style="font-variant: normal">À Eugène, vice-roi
d’Italie, commandant l’armée d’observation d’Italie</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">
Dresde, 18 mai 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon fils, le comte Daru vous aura
envoyé un décret que j’ai pris pour ériger en duché la terre de
Galliera en faveur de votre fille aînée. Faites-en prendre
possession. Mon intention, est que jusqu’à la date de ce décret
les revenus de cette terre soient versés à mon domaine privé, et
que depuis sa date ils appartiennent à votre fille. Je désire que,
tant qu’elle sera mineure, ces revenus avec les intérêts soient
placés sur les cinq pour cent de France. En supposant qu’elle
rende 200 000 francs, ce sera 200 000 francs qui
seront placés sur la tête de votre fille, ce qui fera une
augmentation de revenu de 12 ou 15 000 francs, le tout
appartenant à votre fille et devant, comme de raison, en cas qu’elle
meure, passer à ses héritiers naturels. Faites prendre possession
du palais de Bologne ; quoique appartenant à la duchesse, il
servira au roi d’Italie dans ses voyages.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les affaires continuent ici à bien
marcher.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Exercez une grande surveillance en
Italie. Il n’y a pas d’inconvénient à ce que le duc de Lodi<sup>[^1]</sup>
fasse connaître confidentiellement à ses connaissances à Vienne
l’armée qu’on réunit en Italie, qu’on arme les places, et la
disposition où l’on est de ne pas se laisser faire la loi. Ces
confidences arrivant dans le parti le plus mal disposé à la cour de
Vienne seront utiles. Le duc de Lodi est assez avant dans nos
affaires pour pouvoir faire ces confidences. Je désire lui donner un
témoignage de ma satisfaction pour le temps qu’il a correspondu
avec moi pendant votre absence ; faites-moi connaître ce que je
pourrais faire à cet égard.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il y a trop longtemps que vous êtes en
Italie pour que j’aie besoin de vous répéter ce que je vous
disais au commencement : placez les troupes le plus loin
possible du Pô et des marais ; mettez très peu de monde à
Venise et surtout très peu à Mantoue et à Peschiera. Cela est
important, surtout pour les jeunes conscrits.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous pourrez m’écrire par
l’estafette de Paris, et, si cela était urgent, m’envoyer une
estafette extraordinaire sur Dresde. Ayez l’œil sur ce que fait
l’Autriche. Envoyez des agents et rendez-moi compte de tout.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites-moi connaître si vous avez
conservé le chiffre pour correspondre avec moi ; comme je l’ai
ici, vous pouvez vous en servir si vous l’avez encore, mais, moi,
je ne m’en servirai que quand je saurai que vous l’avez gardé.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Francesco Melzi d’Eril.
[^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 20030, d’après la copie communiquée par la duchesse de Leuchtenberg (minute, Archives nationales, AF IV 899, mai 1813, n° 198).</body> |
|---|
| |
|