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CG13-34268.md| identifiant | CG13-34268.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/05/17 00:00 |
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| titre | Napoléon à François Ier, empereur d’Autriche |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34268. - </b><span style="font-variant: normal">À François Ier, empereur
d’Autriche</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">
Dresde, 17 mai 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur mon frère et très cher
beau-père, j’ai reçu la lettre de Votre Majesté<sup>[^1]</sup>.
J’ai entretenu le comte de Bubna<sup>[^2]</sup>
plusieurs heures<sup>[^3]</sup>.
Je lui ai dit tout ce que je pensais avec franchise et vérité. Je
désire la paix plus que personne. Je consens à l’ouverture d’une
négociation pour une paix générale et à la réunion d’un
congrès dans une ville intermédiaire des séjours des diverses
cours belligérantes. Aussitôt que je serai instruit que
l’Angleterre, la Russie, la Prusse et les alliés ont accepté
cette proposition, je m’empresserai d’envoyer un ministre
plénipotentiaire au congrès, et j’engagerai mes alliés à faire
de même. Je ne fais pas de difficulté d’admettre même au congrès
les plénipotentiaires des insurgés d’Espagne, pour qu’ils
puissent y stipuler leurs intérêts. Si la Russie, la Prusse et les
autres puissances belligérantes veulent traiter sans l’Angleterre,
j’y consens également, je serais prêt à envoyer mon ministre
plénipotentiaire aussitôt que je serai instruit que cette
proposition a été agréée, et j’engagerai mes alliés à en
faire autant, dès que je connaîtrai l’époque de la réunion. Si,
une fois le congrès ouvert, il est dans l’intention des puissances
belligérantes de conclure un armistice, comme cela s’est fait dans
plusieurs circonstances, et comme il en a été question à Paris
avec le prince de Schwarzenberg, je suis prêt à y adhérer. Votre
Majesté verra dans ce langage, qui est le même que je tiens depuis
six mois, mon désir d’épargner le sang humain et de mettre un
terme aux malheurs qui affligent tant de peuples.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Voir lettre CG13-34267.
[^2]: Ferdinand von Bubna und Littitz.
[^3]: L’entretien s’achève à deux heures du matin.
[^4]: <span></span> Copie, Archives du ministère des Affaires étrangères, C.P., Autriche, vol. 396, fol. 124 (copie, Archives nationales, fonds Caulaincourt, 95 AP 12).<i> </i>[<i>C </i>20019]</body> |
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