CG13-34267.md

identifiantCG13-34267.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/05/17 00:00
titreNapoléon à François Ier, empereur d’Autriche
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34267. - </b><span style="font-variant: normal">À François Ier, empereur d’Autriche</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Dresde, 17 mai 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur mon frère et très cher beau-père, ce que votre Majesté me dit dans sa lettre<sup>[^1]</sup> sur l’intérêt qu’Elle me porte m’a touché vivement. Je le mérite de sa part par les sentiments si vrais que je lui porte. Si Votre Majesté prend quelque intérêt à mon bonheur, qu’Elle soigne mon honneur. Je suis décidé à mourir, s’il le faut, à la tête de ce que la France a d’hommes généreux, plutôt que de devenir la risée des Anglais et de faire triompher mes ennemis. Que Votre Majesté songe à l’avenir ; qu’Elle ne détruise pas le fruit de trois ans d’amitié et ne renouvelle pas les haines passées qui précipiteraient l’Europe dans des convulsions et des guerres dont l’issue serait interminable ; qu’elle ne sacrifie pas à de misérables considérations le bonheur de notre génération, celui de sa vie et le véritable intérêt de ses sujets, pourquoi ne dirais-je pas, d’une partie de sa famille qui lui est si sincèrement attachée ? Que Votre Majesté ne doute jamais de tout mon attachement.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: La lettre datée du 11 mai commence ainsi : « Le médiateur est l’ami de Votre Majesté […] Il s’agit d’asseoir sur des bases inébranlables votre dynastie dont l’existence s’est confondue avec la mienne ». [^2]: <span></span> Copie, Archives du ministère des Affaires étrangères, C.P., Autriche, vol. 396, fol. 124.<i> </i>[<i>C </i>20018]</body>