CG13-34148.md

identifiantCG13-34148.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/05/06 00:00
titreNapoléon au maréchal Ney, commandant le 3e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34148. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Ney, commandant le 3e corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Colditz, 6 mai 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, les deux compagnies du 6<sup>e </sup>bataillon d’équipages militaires sont arrivées hier à Borna ; envoyez-les chercher. Envoyez un officier à Naumburg, afin que tout ce qui est destiné à votre corps et à celui du duc de Bellune<sup>[^1]</sup> se dirige sur Leipzig.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites faire des hôpitaux à Leipzig pour 6 000 blessés, et faites-y transporter les blessés qui sont à Lützen. Nous serons probablement demain à Dresde. Il paraît que le corps prussien de 20 à 25 000 hommes se retire sur Meissen.</p><p style="margin-bottom: 0cm">La 1<sup>re</sup> division de l’armée fera partie du corps du duc de Bellune jusqu’à nouvel ordre. Ce maréchal aura deux divisions, la 1<sup>re</sup> et la 4<sup>e</sup>, ce qui, avec vos cinq divisions et les deux divisions du général Reynier, fera neuf divisions. Les routes doivent être libres pour arriver à Magdebourg. Pressez votre jonction avec le général Sebastiani. Ce général a avec lui une division qui appartient au général Lauriston ; faites-moi connaître quand elle arrivera, pour que je désigne où elle doit rejoindre son corps. Je suppose que le général Sebastiani doit avoir 6 000 hommes de cavalerie ; c’est une belle armée, avec laquelle je voudrais vous voir déboucher sur Torgau. Pendant ce temps, je pousserai les Russes dans ce pays-ci. Je ne sais si je pourrais passer à Dresde ; je crains d’éprouver des embarras pour y passer, car j’ai des pontonniers et pas de pontons ; ils ne seront pas arrivés avant quinze jours. Si je n’ai pas de bateaux et si l’ennemi défend sérieusement le passage et expose Dresde aux circonstances de la guerre, je serais obligé de revenir sur Torgau ; mais votre présence à Torgau avec votre corps d’armée doit imposer à l’ennemi et le faire renoncer au projet de défendre l’Elbe.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3> [^1]: Claude Victor Perrin, dit Victor. [^2]: <span></span> Expédition, Archives nationales, fonds Ney, 137 AP 5 (minute, Archives nationales, AF IV 899, mai 1813, n° 71).<i> </i>[<i>C </i>19975]</body>