CG13-34137.md

identifiantCG13-34137.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/05/06 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34137. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Colditz, 6 mai 1813, trois heures et demie du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, écrivez au duc de Raguse que le vice-roi a défait hier le corps de Miloradovitch, au village de Gersdorf<sup>[^1]</sup> ; que son avant-garde était sur les hauteurs de Hartau ; qu’il est nécessaire que sa 1<sup>re</sup> division commence à entrer dans la ville à quatre heures du matin et se porte en toute diligence sur Waldheim ; qu’une division du général Kleist, qui venait du côté de Wittenberg, est retournée sur Wurzen <i>par Leisnig</i>, qu’elle aura probablement évacué pendant la nuit ; qu’il faut qu’il envoie une reconnaissance sur Leisnig, où il est bon que l’on entre pour savoir ce qui s’est passé ; que cela ne doit pas arrêter la marche de son corps d’armée dans la direction du vice-roi.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Écrivez au vice-roi que j’ai vu avec plaisir sa relation d’hier, mais qu’il y a bien peu de prisonniers ; que, dans un pays où la cavalerie ne peut rien, on aurait dû prendre 2 à 3 000 hommes ; qu’il parte à la pointe du jour pour arriver à Nossen dans la journée ; que le duc de Raguse le soutient à trois heures de marche ; que toute la Garde est en avant de Colditz ; qu’il peut donc marcher droit et rapidement ; que, comme toutes les colonnes de l’ennemi convergent sur Dresde, il est important d’arriver rapidement devant cette ville, puisque tout ce qui n’aurait pas passé serait rejeté sur la Bohême ; que le général Lauriston a reçu ordre de se diriger à grandes marches de Wurzen, par le grand chemin, sur Dresde. Donnez l’ordre au général Bertrand, qui est à Rochlitz, de marcher sur deux colonnes, l’une pour passer la rivière entre Waldheim et Mittweida, l’autre sur Mittweida ; faites-lui connaître que le vice-roi est sur Waldheim ; qu’il a défait hier le corps de Miloradovitch ; que le vice-roi a ordre d’aller aujourd’hui à Nossen ; qu’il faut donc qu’il s’approche ; que le général Lauriston part aujourd’hui de Wurzen pour faire huit lieues par jour sur la grande route de Dresde ; qu’il est donc nécessaire d’arriver tous à la fois sur Dresde ; qu’il envoie un officier au duc de Reggio pour avoir de ses nouvelles, car il est à prévoir que, s’il y a une colonne ennemie qui ne soit pas encore arrivée à Dresde, l’ennemi voudra tenir pour gagner vingt-quatre heures.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3> [^1]: À nouveau les forces alliées ont quitté le champ de bataille sans être écrasé. Eugène ne fait presque aucun prisonnier. [^2]: <span></span> Expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 118 (minute, Archives nationales, AF IV 899, mai 1813, n° 66).<i> </i>[<i>C </i>19971]</body>