CG13-34135.md

identifiantCG13-34135.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/05/05 00:00
titreNapoléon à Marie-Louise, impératrice
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34135. - </b><span style="font-variant: normal">À Marie-Louise, impératrice</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Borna, 5 mai 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Ma bonne amie, j’ai reçu ta lettre du 30 avril. Je vois avec plaisir ce que tu me dis de mon fils et de ta santé. La mienne est fort bonne. Le temps très beau. Je continue à poursuivre l’ennemi qui se sauve de partout et en toute hâte. Papa François<sup>[^1]</sup> ne se conduit pas trop bien et m’a ôté son contingent. On veut l’entraîner contre moi. Fais appeler M. Floret<sup>[^2]</sup>, dis-lui : « L’on veut entraîner mon père contre nous. Je vous ai envoyé chercher pour vous prier de lui écrire que l’empereur est en mesure ; il a 1 million d’hommes sous les armes et je prévois, si mon père écoute les caquets de l’impératrice<sup>[^3]</sup>, qu’il se prépare bien des malheurs. Il ne connaît pas cette nation, son attachement à l’empereur et son énergie. Dites à mon père de ma part, comme sa fille bien aimée et qui prend tant d’intérêt à lui et à mon pays de naissance, que si mon père se laisse entraîner, les Français seront à Vienne avant septembre et qu’il aura perdu l’amitié d’un homme qui lui est bien attaché. » Écris-lui dans le même sens pour son intérêt plus que pour le mien, car je les vois venir depuis longtemps et je suis prêt. </p><p style="margin-bottom: 0cm">Adio, mio dolce amore.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Ton Nap</i></h3> [^1]: <span></span> François I<sup>er</sup> d’Autriche. [^2]: Chargé d’affaire autrichien à Paris. [^3]: Marie-Louise d’Autrice-Este. [^4]: Expédition autographe, Bibliothèque nationale de France, NAF 12487, vol. 2.</body>