CG13-34037.md

identifiantCG13-34037.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/04/28 00:00
titreNapoléon au maréchal Bessières, commandant la Garde impériale
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34037. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Bessières, commandant la Garde impériale</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Erfurt, 28 avril 1813, neuf heures du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, j’arriverai à midi à Weimar ; je ne m’arrêterai qu’un quart d’heure pour voir la duchesse ; je monterai de suite à cheval pour me mettre à la tête de la Garde. La Garde à pied et à cheval peut donc filer, puisque vous ne pourrez-vous mettre en route avant onze heures, et qu’ainsi je trouverai toujours la queue de vos troupes dans Weimar ; d’ailleurs la tête de la division Bonet ne tardera pas à y arriver. Mon intention est de porter ce soir mon quartier général à Eckartsberga ; ce n’est donc pas la route d’Auerstedt qu’il faut prendre, mais celle d’Eckartsberga. La 31<sup>e</sup> division du vice-roi a dû être hier à Querfurt. Il serait bien important de communiquer.</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3><p style="margin-bottom: 0cm"><i>P.-S.</i> Envoyez des coureurs en avant pour savoir si le pont de Naumburg est gardé, et envoyez aussi un détachement de vingt-cinq coureurs pour marcher le plus loin possible dans la direction de Querfurt. Instruisez-les que mon quartier général sera à Eckartsberga. Dites au duc de Weimar<sup>[^1]</sup> que je désire qu’il envoie un de ses courriers à Querfurt ; il sera porteur d’une lettre de vous au général commandant le corps du vice-roi pour l’instruire que nous avons passé la Saale à Naumburg, que le quartier général sera ce soir à Eckartsberga, que l’Empereur aura là dans la main plus de 200 000 hommes. Ce coureur ira vite. Vous lui direz que s’il a l’esprit de m’apporter le premier la nouvelle de l’arrivée du vice-roi, il aura 50 napoléons<sup>[^2]</sup>. Si vous aimez mieux en charger le maître de poste, vous pouvez le faire.<sup> [^3]</sup></p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p> [^1]: Charles Auguste de Saxe-Weimar. [^2]: <span></span> La concentration en Saxe de l’armée dite du Main, composée de la Garde (Bessières), du 3<sup>e</sup> corps (Ney), du 4<sup>e</sup> corps (Bertrand), du 6<sup>e</sup> corps (Marmont) et du 12<sup>e</sup> corps (Oudinot), à présent terminée, la réunion avec l’armée de l’Elbe commandée par le prince Eugène est sur le point d’intervenir. Pour tromper l’ennemi, il pense les réunir derrière la Saale sans qu’ils s’en aperçoivent dans l’espoir de déboucher ensuite par surprise en masse dans la plaine de Leipzig et ainsi profiter de sa supériorité numérique, disposant de 180 000 hommes contre 110 000 dans les armées ennemies. Mais malgré ses ordres, la jonction des soldats d’Eugène avec ceux du 4<sup>e</sup> corps de Bertrand ne s’effectue pas aussi vite qu’il l’avait initialement pensé. [^3]: <span></span> Expédition, Archives nationales, fonds Bessières, 32 AP 1 (Minute, Archives nationales, AF IV 899, avril 1813, n° 452).<i> </i>[<i>C </i>19921]</body>