CG13-34035.md

identifiantCG13-34035.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/04/28 00:00
titreNapoléon au général Bertrand, commandant le 4e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34035. - </b><span style="font-variant: normal">Au général Bertrand, commandant le 4e corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Erfurt, 28 avril 1813, 9 heures du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je suppose que vous êtes arrivé à Iéna. Si je devais me battre, j’attacherais beaucoup d’importance à avoir la division Morand ; il faut donc qu’elle bivouaque cette nuit sur les hauteurs, à peu près sur-le-champ de bataille, de manière à pouvoir se porter sur Naumburg s’il est nécessaire. Le prince de la Moskova est à Naumburg avec tout son corps et se trouve en présence de l’ennemi. Attirez la division italienne sur vous et faites connaître au duc de Reggio que je suppose que le 29 il sera à Saalfeld et à Rudolstadt pour venir occuper Iéna. Le duc de Raguse a son quartier général ce soir à Weimar ; ses troupes bivouaquent sur la route de Naumburg. Envoyez-moi ce soir un aide de camp à mon quartier général d’Eckartsberga pour m’annoncer où sera la position de toutes vos troupes y compris les Wurtembergeois et votre l’artillerie, ce soir et demain<sup>[^1]</sup>.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nap</h3> [^1]: <span></span> L’empereur termine la concentration de l’armée dite du Main, composée de la Garde (Bessières), du 3<sup>e</sup> corps (Ney), du 4<sup>e</sup> corps (Bertrand), et du 6<sup>e</sup> corps (Marmont), et prépare sa réunion avec l’armée de l’Elbe commandée par le prince Eugène. Avec la réunion de ces deux armées, Napoléon disposera de près de 170 000 hommes et de 19 000 chevaux avec lesquels il entend marcher sur Dresde pour couper l’ennemi de sa ligne de retraite tandis que celui-ci s’est avancé trop en avant de l’Elbe [^2]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 899, avril 1813, n° 460. Extrait [catalogue de vente], J. Vidal-Mégret<i>, Archives provenant du général comte Bertrand</i>, Drouot, 13 décembre 1982, p. 19, n° 64. </body>