CG13-34031.md

identifiantCG13-34031.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/04/27 00:00
titreNapoléon au maréchal Ney, commandant le 3e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34031. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Ney, commandant le 3e corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Erfurt, 27 avril 1813, huit heures du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, je reçois votre lettre où je vois que vous avez, ce matin 27, votre quartier général à Auerstedt. Le général Compans avec sa division sera tout réuni à midi à Weissensee ; il doit occuper demain Kœlleda. Le vice-roi s’est porté le 23 sur Kothen, où ses reconnaissances ont trouvé un bivouac d’infanterie ; il a fait occuper Eisleben. Il y a des avis qui disent que Wintzingerode est à Mersebourg. Si le général Souham est entré à Naumburg, on aura des nouvelles certaines. Il serait important d’envoyer une reconnaissance d’infanterie sur Freybourg, pour voir s’il n’y aurait pas un chemin qui conduirait à Freybourg sans passer par Naumburg. J’espère qu’aujourd’hui le vice-roi se trouvera à Querfurt, et que la jonction sera opérée. L’occupation de Iéna, de Dornburg, de Naumburg, de Mersebourg, et de Halle, voilà mon premier projet. On pourrait aussi occuper Weissenfels, s’il y a un pont sur la Saale et une route par la rive gauche. Les mouvements doivent se faire derrière la Saale comme derrière un rideau, et aucun ne doit faire sur la rive droite<sup>[^1]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je suppose que je ne tarderai pas à avoir des nouvelles des coups de canon que vous me dites avoir entendus du côté de Naumburg hier au soir.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: <span></span> La concentration en Saxe de l’armée dite du Main, composée de la Garde (Bessières), du 3<sup>e</sup> corps (Ney), du 4<sup>e</sup> corps (Bertrand), du 6<sup>e</sup> corps (Marmont) et du 12<sup>e</sup> corps (Oudinot), à présent terminée, la réunion avec l’armée de l’Elbe commandée par le prince Eugène est sur le point d’intervenir. Pour tromper l’ennemi, il pense les réunir derrière la Saale sans qu’ils s’en aperçoivent dans l’espoir de déboucher ensuite par surprise en masse dans la plaine de Leipzig et ainsi profiter de sa supériorité numérique, disposant de 180 000 hommes contre 110 000 pour les armées ennemies. [^2]: <span></span> Copie communiquée par Albert Du Casse, S.H.D., Guerre, 17 C 92 (minute, Archives nationales, AF IV 899, avril 1813, n° 447).<i> </i>[<i>C </i>19912]</body>