CG13-34025.md

identifiantCG13-34025.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/04/27 00:00
titreNapoléon au généra Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34025. - </b><span style="font-variant: normal">Au généra Clarke, ministre de la Guerre</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Erfurt, 27 avril 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Feltre, je viens de voir le 37<sup>e</sup> régiment d’infanterie légère ; il est impossible de voir un plus beau corps en soldats, mais il est impossible en même temps d’en voir un plus mauvais en officiers. Si votre bureau avait pris à tâche de nommer les officiers les plus ineptes de France, il n’aurait pas mieux réussi : ces officiers sont la risée des soldats. Effectivement, ils sont tous tirés des bataillons coloniaux, du service hollandais ou de la garde nationale des Pyrénées et de l’Escaut ; la plupart des capitaines n’ont jamais vu le feu. Chaque jour ne fait qu’ajouter à mon mécontentement du travail de vos bureaux dans la partie la plus importante du service : l’organisation. Je désire que vous ne perdiez pas votre temps à vous occuper de police ; employez-le à l’organisation de l’armée. Je vais être obligé de destituer et de renvoyer tous ces officiers.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous m’envoyez aussi des jeunes gens qui sortent des collèges et qui n’ont pas été à l’école de Saint-Cyr, de manière qu’ils ne savent rien, et c’est dans de nouveaux régiments que vous les placez ! Il est impossible de plus mal servir que ne fait ce bureau de votre ministère. Je vous ai ordonné de mettre à la tête de ce bureau un officier général responsable ; je regarde cette fonction comme la principale de votre ministère, et c’est celle dont vous vous occupez le moins.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous avais donné ordre aussi, avant mon départ, de faire partir pour Mayence les 88 officiers venant d’Espagne ; vous n’en avez rien fait ; vous n’en avez envoyé l’état ni au prince de Neuchâtel, ni au duc de Valmy, ni à moi. J’ai le plus grand besoin de ces officiers, qui me font un vide très considérable ; il ne vous aurait pas coûté beaucoup de m’en envoyer l’état. On ne sait ni où ils ont été dirigés, ni où ils sont, ni ce qu’ils font.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Np</h3> [^1]: <span></span> Copie d’expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 327 (minute, Archives nationales, AF IV 899, avril 1813, n° 449). Extrait [catalogue de vente], étude Gros et Delettrez,<i> Succession Eugène Rossignol,</i> Drouot, 22-23 mai 1997, n° 534.<i> </i>[<i>C </i>19915]</body>