CG13-34019.md

identifiantCG13-34019.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/04/26 00:00
titreNapoléon au maréchal Ney, commandant le 3e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 34019. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Ney, commandant le 3e corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Erfurt, 26 avril 1813, une heure après midi</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, le major général<sup>[^1]</sup> vous donnera mes instructions pour le mouvement. Je donne ordre au duc de Trévise de porter son quartier général ce soir à Weimar. La Garde est en colonne de Weimar à Erfurt. Aussitôt que vous aurez évacué les environs de Weimar, le duc de Trévise et le duc d’Istrie y placeront la Garde. J’ai donné ordre au général Compans de se porter de Langensalza à Weissensee, où il sera ce soir. Je lui ai donné ordre, s’il entendait le canon du côté de Naumburg, de s’y porter sur-le-champ. Faites-le reconnaître pour l’attirer à vous, si vous en aviez besoin. J’ai ordonné que vos 200 000 rations de biscuit restassent à Erfurt, afin qu’en cas de retraite et d’événements nous puissions les retrouver.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le 4<sup>e </sup>corps, que commande le général Bertrand, sera composé de la division Morand, de la division italienne et de la division wurtembergeoise.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai formé un 12<sup>e </sup>corps sous les ordres du duc de Reggio, qui est aujourd’hui à Cobourg. Ce 12<sup>e</sup> corps est composé de deux divisions françaises et de deux divisions bavaroises<sup>[^2]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Votre corps restera composé de cinq divisions, quatre divisions françaises et la division Marchand, composée des Hessois, Badois et des troupes du prince Primat. Retirez le bataillon du prince Primat, qui est à Wurtzbourg où il est inutile, afin d’en augmenter la division Marchand.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je porterai demain mon quartier général à Weimar, et j’ordonne à mon petit service de suivre votre quartier général. Je suppose que ce soir votre quartier général sera du côté d’Auerstedt. J’ordonne au général Bertrand, de se placer avec ses trois divisions, sur les hauteurs de Weimar ; il fera garder Iéna. C’est vous qui serez chargé de garder les débouchés de Dornburg, où vous pourrez placer la division Marchand.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le vice-roi me mande, du 22 au soir, qu’il s’est porté sur Kothen ; que l’ennemi l’a évacué en se dirigeant sur Dessau. Je suppose que ce prince aujourd’hui aura occupé Halle et Mersebourg. Le duc de Raguse aura demain son quartier général à Erfurt.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le roi de Bavière a levé toutes les difficultés que faisaient les Bavarois ; ils ont une division de 10 000 hommes, qui complète le corps du duc de Reggio<sup>[^3]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je désire que vous remarquiez dans toutes ces dispositions que votre corps seul reste formé à cinq divisions. Voyez-y une preuve de la parfaite estime que je fais de vous.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Pour ce moment, ma grande affaire c’est de me réunir au vice-roi et de déborder toute la Saale depuis Saalfeld jusqu’à son embouchure dans l’Elbe. Il est nécessaire que Naumburg soit mis à l’abri des Cosaques.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Le maréchal Berthier. [^2]: Voir lettre CG13-33997. [^3]: <span></span> La concentration en Saxe de l’armée dite du Main, composée de la Garde (Bessières), du 3<sup>e</sup> corps (Ney), du 4<sup>e</sup> corps (Bertrand), du 6<sup>e</sup> corps (Marmont) et du 12<sup>e</sup> corps (Oudinot), à présent terminée, la réunion avec l’armée de l’Elbe commandée par le prince Eugène est désormais imminente. Avec la réunion de ces deux armées, Napoléon disposera de près de 170 000 hommes et de 19 000 chevaux avec lesquels il pense surprendre l’ennemi avant Dresde pour le couper sa ligne de retraite tandis que celui-ci s’est trop avancé en avant de l’Elbe. [^4]: <span></span> Copie communiquée par Albert Du Casse, S.H.D., Guerre, 17 C 92 (minute, Archives nationales, AF IV 899, avril 1813, n° 436).<i> </i>[<i>C </i>19906]</body>