CG13-33972.md

identifiantCG13-33972.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/04/21 00:00
titreNapoléon au général Le Marois, aide de camp de l’Empereur, commandant la 25e division militaire
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 33972. - </b><span style="font-variant: normal">Au général Le Marois, aide de camp de l’Empereur, commandant la 25e division militaire</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mayence, 21 avril 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Le Marois, je reçois votre lettre du 16. Le commissaire de police d’Aubignosc donne des nouvelles fausses et ridicules<sup>[^1]</sup>. Faites-lui comprendre qu’il faut donner des nouvelles sûres ; que la guerre n’est pas la police, et que tout ce qu’il dit sur la marche de Blücher est absurde.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le corps du prince de la Moskova, fort de 60 000 hommes, est en avant d’Erfurt ; son avant-garde, commandée par le général Souham, est à Weimar. 300 hussards prussiens ont été culbutés par le 10<sup>e</sup> de hussards : on leur a pris 60 hommes et 4 officiers, dont l’aide de camp de Blücher. L’ennemi n’a pas d’infanterie sur la rive gauche de la Saale. Le duc de Raguse est à Gotha avec le 6<sup>e</sup> corps. Le duc d’Istrie est avec la Garde à Eisenach. Le général Bertrand, avec le 4<sup>e</sup> corps, est à Cobourg. Le vice-roi est dans la même position : sa gauche appuyée sur l’Elbe, à l’embouchure de la Saale, son centre à Bernbourg et sa droite au Harz<sup>[^2]</sup>. Mandez cela au général Vandamme et, en Hollande, à l’architrésorier, dont l’habitude est d’avoir grand’ peur.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Voir lettre CG13-33802. [^2]: <span></span> L’empereur achève en Saxe la concentration de l’armée dite du Main, composée de la Garde (Bessières), du 3<sup>e</sup> corps (Ney), du 4<sup>e</sup> corps (Bertrand), et du 6<sup>e</sup> corps (Marmont), pour se réunir avec l’armée de l’Elbe commandée par le prince Eugène. Avec la réunion de ces deux armées, Napoléon disposera de près de 170 000 hommes et de 19 000 chevaux avec lesquels il entend marcher sur Dresde pour couper l’ennemi de sa ligne de retraite tandis que celui-ci s’est avancé trop en avant de l’Elbe [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 19892, d’après l’original communiqué par le général Le Marois (minute, Archives nationales, AF IV 899, avril 1813, n° 393).</body>