CG13-33947.md

identifiantCG13-33947.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/04/20 00:00
titreNapoléon à Eugène, commandant supérieur des 5e et 11e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 33947. - </b><span style="font-variant: normal">À Eugène, commandant supérieur des 5e et 11e corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mayence, 20 avril 1813, à 10 heures de matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon fils, je reçois votre lettre du 17. Le même jour, 17, le prince de la Moskova était à Erfurt : le 18 il voulait faire occuper Weimar. Le général Bertrand était arrivé à Cobourg. Le duc de Raguse est à Eisenach. Vingt mille hommes de ma Garde partent ce matin de Fulda ; la tête de 20 000 autres est arrivée à Mayence et tous seront arrivés dans 5 ou 6 jours<sup>[^1]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Quand vous recevrez cette lettre, j’aurai probablement mon quartier général à Eisenach ou à Erfurt. J’organise ici deux divisions de grosse cavalerie qui ont chacune un escadron de tous les régiments composant le 1<sup>er</sup> et le 2<sup>e</sup> corps de cavalerie. Aussitôt qu’on sera réuni, chaque escadron rejoindra son corps.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il est fort ridicule que le prince d’Eckmühl ait abandonné l’Elbe devant quelques partisans, surtout avec la quantité de troupes qu’il a. Le départ des dépôts de Hanovre est une chose fâcheuse.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3> [^1]: <span></span> L’empereur achève en Saxe la concentration de l’armée dite du Main, composée de la Garde (Bessières), du 3<sup>e</sup> corps (Ney), du 4<sup>e</sup> corps (Bertrand), et du 6<sup>e</sup> corps (Marmont), pour se réunir avec l’armée de l’Elbe commandée par le prince Eugène. Avec la réunion de ces deux armées, Napoléon disposera de près de 170 000 hommes et de 19 000 chevaux avec lesquels il entend marcher sur Dresde pour couper l’ennemi de sa ligne de retraite tandis que celui-ci s’est avancé trop en avant de l’Elbe. [^2]: <span></span><span lang="en-US"> Expédition, The Newberry Library, The Spencer Napoleonica collection, s. 1, b. 11, fol. 1101 (</span><span lang="en-US">minute, Archives nationales, AF IV 899, avril 1813, n° 388).</span></body>