CG13-33923.md

identifiantCG13-33923.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/04/19 00:00
titreNapoléon au maréchal Bessières, commandant la Garde impériale
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 33923. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Bessières, commandant la Garde impériale</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mayence, 19 avril 1813, 5 heures du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, je n’ai point reçu de vos nouvelles depuis votre départ de Paris, de sorte que j’ai beaucoup de peine à savoir ce que vous avez avec vous et ce que vous avez laissé à Francfort<sup>[^1]</sup>. Je vous avais cependant recommandé de m’écrire. Je suppose que je recevrai aujourd’hui une de vos lettres d’Eisenach où vraisemblablement vous êtes arrivé le 18 de votre personne. Ainsi j’aurai des nouvelles de ce qui vous regarde.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le prince de la Moskova me mande de Gotha, le 17, à 6 heures du matin, qu’il part pour Erfurt. Le général Bertrand arrive sur Cobourg. J’ai des lettres du vice-roi du 16 ; il était la gauche appuyée à l’Elbe, à l’embouchure de la Saale, la droite au Harz, le centre sur Bernbourg et la réserve à Magdebourg.</p><p style="margin-bottom: 0cm">S’il y a des ponts ou des défilés depuis Vacha jusqu’à Erfurt, il faudrait les faire occuper par des tambours, afin que ces points importants fussent à l’abri des incursions des troupes légères de l’ennemi.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3> [^1]: <span></span> Le duc d’Istrie doit rassembler la Garde en Saxe dans le but de former avec le 3<sup>e</sup> corps commandé par Ney, le 4<sup>e</sup> corps de Bertrand, encore désigné sous le nom de corps d’observation d’Italie, et le 6<sup>e</sup> corps de Marmont, une nouvelle armée et ensuite se réunir à l’armée de l’Elbe commandée par le prince Eugène. Avec la réunion de l’ensemble, Napoléon disposera de près de 170 000 hommes et de 19 000 chevaux avec lesquels il entend marcher sur Dresde pour couper l’ennemi de sa ligne de retraite tandis qu’il est avancé trop en avant de l’Elbe [^2]: <span></span> Expédition, Archives nationales, fonds Bessières, 32 AP 1 (minute, Archives nationales, AF IV 899, avril 1813, n° 353).<i> </i>[<i>BRD </i>1988]</body>