CG13-33843.md

identifiantCG13-33843.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/04/14 00:00
titreNapoléon au général Bertrand, commandant le 4e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 33843. - </b><span style="font-variant: normal">Au général Bertrand, commandant le 4e corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 14 avril 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Bertrand, je reçois votre lettre du 10. Il était bien plus naturel de vous adresser au prince de la Moskova, que vous saviez être à Wurtzbourg, que d’inquiéter les Bavarois, qui sont déjà assez tremblants. Je trouve beaucoup trop d’inquiétudes et de vaines précautions dans votre lettre ; tout cela n’est bon qu’à propager partout la terreur.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vois avec plaisir que votre 2<sup>e</sup> division sera le 16 à Ingolstadt : portez-la rapidement sur Nuremberg, afin qu’elle vous rejoigne le plus tôt possible.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous deviez penser que le général bavarois<sup>[^1]</sup> qui était à Bamberg était sous les ordres du prince de la Moskova ; il était donc bien inutile d’écrire à Munich. Vous étiez bien à temps d’écrire aux Bavarois de faire un mouvement rétrograde, quand vous auriez su que la cavalerie ennemie était arrivée à Bamberg ; et, certes, les Bavarois auraient bien su le faire sans que vous le leur disiez : tout cela sent la faiblesse. Les alliés ont si peu de fermeté, qu’il faudrait tâcher de leur en donner, au lieu de l’ébranler encore plus par de vaines précautions.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai donné ordre qu’il partît de Strasbourg 300 soldats du train pour aller prendre les chevaux que vous avez à Augsbourg : il ne faut pas affaiblir votre infanterie. Vous aurez vu par un décret imprimé tout ce qui est relatif aux caissons ; il ne faut en avoir que six par ambulance.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3> [^1]: Clemens von Raglovich. [^2]: <span></span> Expédition, collection privée (minute, Archives nationales, AF IV 899, avril 1813, n° 304). Extrait [catalogue de vente], J. Vidal-Mégret<i>, Archives provenant du général comte Bertrand</i>, Drouot, 13 décembre 1982, p. 15, n° 59.<i> </i>[<i>C </i>19862]</body>