CG13-33827.md

identifiantCG13-33827.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/04/13 00:00
titreNapoléon au général Bertrand, commandant le 4e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 33827. - </b><span style="font-variant: normal">Au général Bertrand, commandant le 4e corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 13 avril 1813<sup>[^1]</sup></h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Bertrand, je suppose que vous serez arrivé le 15 à Bamberg avec vos 1<sup>re</sup> et 4<sup>e</sup> divisions, votre cavalerie et l’artillerie de vos deux divisions<sup>[^2]</sup>. Le prince de la Moskova vous a instruit de ses mouvements et de ceux de l’ennemi. Vos 2<sup>e</sup> et 3<sup>e</sup> divisions sont trop loin pour qu’on puisse les attendre ; activez leur marche. Mais il faudra opérer votre réunion avec l’armée avant que ces deux divisions arrivent. De Bamberg vous avez deux routes pour rejoindre l’armée : celle de Cobourg et celle de Schweinfurt. Les circonstances détermineront celle que vous préférerez. Celle de Cobourg à l’avantage de vous faire parcourir une route qui n’a pas encore été suivie. Une fois à Cobourg, vous n’êtes plus qu’à deux journées de Meiningen. La route de Schweinfurt a l’inconvénient de vous placer à la queue du prince de la Moskova.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je suppose que vous avez l’artillerie de vos deux premières divisions et l’artillerie légère de votre cavalerie. Je suppose que tous vos hommes ont leurs cartouches ; s’ils ne les ont pas, qu’ils les prennent à Pforzheim. Remplissez vos caissons de farine et assurez-vous huit ou dix jours de pain. Envoyez-moi votre état de situation.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il est probable que je serai du 16 au 17 à Mayence.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez-moi des notions claires sur la position de vos corps, et faites-moi connaître aussi les nouvelles que les Bavarois auront par Kronach ou par Bayreuth.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: <span></span> La lettre est datée du 12 avril 1813 dans la <i>Correspondance</i> (n° 19850). [^2]: Voir lettre CG13-33826. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 19850, d’après l’original communiqué par le comte Bertrand (minute, Archives nationales, AF IV 899, avril 1813, n° 278). Extrait [catalogue de vente], Vidal-Mégret, J. Vidal-Mégret<i>, Archives provenant du général comte Bertrand</i>, Drouot, 13 décembre 1982, p. 13, n° 55 et p. 14, n° 58. </body>