| identifiant | CG13-33800.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/04/11 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Ney, commandant le 3e corps de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 33800. - </b><span style="font-variant: normal">Au
maréchal Ney, commandant le 3e corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 11 avril 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, je reçois
vos lettres du 7 avril. Vous aurez reçu, depuis, mes instructions
pour votre mouvement sur Erfurt. Il est convenable que vous soyez en
correspondance avec le vice-roi. Il paraît que le général Morand,
avec 1 200 Saxons dans Lüneburg, et qu’ayant été
blessé, les Saxons se sont rendus<sup>[^1]</sup>.
Le prince d’Eckmühl est arrivé le lendemain, a chassé l’ennemi
et l’a forcé à repasser l’Elbe<sup>[^2]</sup>.
Cette dernière circonstance est heureuse, en ce qu’elle donne le
temps au général Vandamme, qui est à Brême, de recevoir ses
vingt-huit bataillons ; il en a déjà reçu dix.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Dans la journée du 6,
le vice-roi a repassé sur la rive gauche de l’Elbe, ayant été
prévenu que l’ennemi jetait un pont auprès de Dessau, nouvelle
qui me paraît hasardée. J’ai envoyé un officier d’ordonnance
au roi de Saxe, et je ne doute pas que sa cavalerie, ainsi que celle
du roi de Wurtemberg, ne se rende sur Wurtzbourg. Je suis très fâché
que vous ayez envoyé un escadron du 10<sup>e</sup> de hussards à
Erfurt ; vous savez combien notre cavalerie légère s’expose,
et il se fera prendre. Ce régiment était entier et bon à conserver
réuni. Envoyez l’ordre à cet escadron de ne pas s’avancer, sous
quelque prétexte que ce soit, au-delà de la portée du canon
d’Erfurt. Les Cosaques marchant toujours par troupe de 4 à
500 hommes, que peuvent faire des reconnaissances de 15 ou
20 hommes ?</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez ordre au général
Doucet d’envoyer au duc de Raguse l’artillerie que lui a laissée
le général Durutte. Je ne conçois pas ce que font les officiers
étrangers aux cadres qui se trouvent là. Je vous ai mandé
d’envoyer à la division Bonet, à Fulda, les deux bataillons et
l’escadron de Wurtzbourg, afin de former une brigade de tout ce qui
appartient à la division Durutte. Donnez ordre que tous les
détachements d’officiers et sous-officiers qui se trouvent à
Erfurt, et qui n’appartiennent pas aux bataillons qui doivent s’y
compléter ou y tenir garnison, se dirigent sur Francfort.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je ne vois que des
avantages à ce que chacune de vos divisions ait un équipage de pont
conforme au projet joint à votre lettre du 7.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Attaqué par des forces bien supérieures en nombre, le général Joseph Morand avec ses 1 000 hommes, essentiellement saxons, défendit Lunebourg sur l’Elbe avec l’énergie du désespoir. Blessé mortellement au ventre, il capitule le 2 avril dans la soirée et fut fait prisonnier ainsi que le reste de sa troupe.
[^2]: Le 3 avril, le général Montbrun (frère du Montbrun tué à la Moskova) commandant l’avant-garde de la division Lagrange du corps de Davout reprend Lunebourg.
[^3]: <span></span> Copie communiquée par Albert Du Casse, S.H.D., Guerre, 17 C 92 (minute, Archives nationales, AF IV 899, avril 1813, n° 238).<i> </i>[<i>C </i>19844]</body> |
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