CG13-33734.md

identifiantCG13-33734.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/04/08 00:00
titreNapoléon à Fréderic Ier, roi de Wurtemberg
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 33734. - </b><span style="font-variant: normal">À Fréderic I</span><span style="font-variant: normal"><sup>er</sup></span><span style="font-variant: normal">, roi de Wurtemberg</span><sup>[^1]</sup></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 8 avril 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur mon frère, je n’attends que l’arrivée du corps d’observation d’Italie que commande le général Bertrand, et dont l’avant-garde, à l’heure qu’il est, doit être à Nuremberg, pour aller me mettre moi-même à la tête de mes armées, et j’espère, avec l’aide de Dieu, rejeter en peu de jours l’armée ennemie au-delà de l’Elbe<sup>[^2]</sup>. J’ai un besoin indispensable des 2 000 chevaux de Votre Majesté ; je désire qu’elle les fasse partir sans délai pour Wurtzbourg, et qu’ils y soient arrivés le 20 de ce mois. Au défaut de cette cavalerie, je serais obligé de retarder mes opérations, et, en attendant, une partie des États de la Confédération se trouvent ravagés par l’ennemi, qui s’approche des frontières de Votre Majesté.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je ne parle pas de votre infanterie ; je suppose qu’elle est déjà partie, en entier ou en partie. D’ailleurs, le retard de quelques bataillons ne retarderait pas mes opérations ; mais elles le seraient par le retard de votre cavalerie. Arrivées sur l’Elbe, mes armées se trouveront en position de pouvoir attendre le temps nécessaire pour que le reste des troupes rejoigne.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je crois avoir déjà fait connaître à Votre Majesté par le canal de mon ministre des Relations extérieures que si, à la fin de mai, elle avait besoin de quelques bataillons d’infanterie, soit pour le Vorarlberg, soit pour toute autre circonstance, elle les aurait, à Strasbourg, à sa disposition.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3> [^1]: Voir CG13-33735. [^2]: <span></span> L’empereur entend concentrer plusieurs unités, la Garde commandée par Bessières, le 3<sup>e</sup> corps commandé par Ney), le 4<sup>e</sup> corps de Bertrand, encore désigné sous le nom de corps d’observation d’Italie, et le 6<sup>e</sup> corps de Marmont, pour se réunir en Saxe avec l’armée de l’Elbe commandée par le prince Eugène. Avec la réunion de l’ensemble, Napoléon disposera de près de 170 000 hommes et de 19 000 chevaux avec lesquels il entend marcher sur Dresde pour couper l’ennemi de sa ligne de retraite tandis que celui-ci s’est avancé trop en avant de l’Elbe. [^3]: <span></span>Expédition, <font size="2" style="font-size: 10pt">Abteilung Hauptstaatsarchiv des Landesarchivs Baden-Württemberg</font><font size="2" style="font-size: 10pt">, Stuttgart, G 243, dossier 60 (minute, Archives nationales, AF IV 899, avril 1813, n° 164 et 166). Cette lettre a connu deux rédactions, les deux minutes (n° 164 et 166) ayant été publiées par la </font><font size="2" style="font-size: 10pt"><i>Correspondance</i></font><font size="2" style="font-size: 10pt"> n° 19830 et 19831.</font><font size="2" style="font-size: 10pt"><i> </i></font><font size="2" style="font-size: 10pt">[</font><font size="2" style="font-size: 10pt"><i>C </i></font><font size="2" style="font-size: 10pt">19830]</font><p class="sdfootnote-western"><br/> </p></body>