| identifiant | CG13-33500.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/03/28 00:00 |
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| titre | Napoléon à Eugène, vice-roi d’Italie, commandant en chef la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 33500. - </b><span style="font-variant: normal">À
Eugène, vice-roi d’Italie, commandant en chef la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 28 mars 1813<sup>[^1]</sup></h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon fils, il paraît,
par des lettres envoyées de Cracovie par le sieur Bignon, que les
Russes ont vis-à-vis des Polonais et des Autrichiens un corps de
40 000 hommes, une division vis-à-vis Modlin, une division
vis-à-vis Zamosc, et une autre division vis-à-vis Thorn ; ils
ont aussi près de 40 000 hommes, infanterie, cavalerie et
artillerie, auprès de Dantzig, d’où la garnison fait de
fréquentes sorties : ainsi il est impossible que l’ennemi
soit en force à portée de l’Oder.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Voici actuellement
quelle sera de ce côté votre position au 1<sup>er</sup> avril.
Le prince de la Moskova est, avec trois de ses divisions, à
Wurtzbourg, et deux divisions se mettent en mouvement de Friedberg et
Hanau pour Fulda ; les Bavarois arrivent à Bamberg :
ainsi, à la date de la première semaine d’avril, le prince de la
Moskova, avec cent pièces de canon et 40 000 hommes,
peut-être à portée de marcher sur la Saale. Le duc de Raguse est à
Hanau, avec trois divisions, et vers le 10 avril une de ces
divisions sera en mesure de marcher sur Erfurt. La 1<sup>re</sup> division
du corps d’Italie, commandée par le général Morand<sup>[^2]</sup>,
sera avant le 15 avril à Nuremberg.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il me tarde de savoir
que le général Reynier ait pris le commandement de Dresde, et
réparé, autant que possible, les bévues du prince d’Eckmühl. Il
me tarde aussi d’apprendre que Wittenberg a des canons et qu’il
est en état de se défendre ; je suppose que vous avez donné
sur cette position des instructions assez claires pour ne rien
laisser à l’arbitraire du commandant. Tout ce que ce maréchal a
fait à Dresde et dans la retraite prouve qu’il a les idées les
plus erronées et les plus folles de la guerre<sup>[^3]</sup>.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Np</h3>
[^1]: La minute (Archives nationales, AF IV 898, mars 1813, n° 569) porte en marge : « du 28 au soir ».
[^2]: Charles Morand.
[^3]: <span></span><i>Idem</i> : « On voit que souvent, dans un moment d’humeur, Napoléon n’épargnait pas un blâme, quelquefois très dur, à ses meilleurs généraux ».
[^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 19778, d’après la copie communiquée par la duchesse de Leuchtenberg (minute, Archives nationales, AF IV 898, mars 1813, n° 569). Extrait [catalogue de vente], Laurin, Guilloux, Buffetaud, Tailleur, expert J. Bodin, Drouot, 26-27 mars 1996, n° 637.</body> |
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