CG13-33486.md

identifiantCG13-33486.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/03/27 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie, commandant en chef la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 33486. - </b><span style="font-variant: normal">À Eugène, vice-roi d’Italie, commandant en chef la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 27 mars 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon fils, je reçois votre lettre du 22 mars. Je vois avec peine la formation d’un 3<sup>e</sup> corps de cavalerie. Je vois que le général Bourcier a remis 1 300 chevaux au général Watier<sup>[^1]</sup>, et qu’ils ne font partie ni du 1<sup>er </sup>ni du 2<sup>e </sup>corps de cavalerie ; de manière que voilà des régiments morcelés. Cette marche détruirait tout. Ne perdez pas un moment pour dissoudre ce corps et pour faire rejoindre par chaque détachement leur régiment ; détachez plutôt une division sur la gauche, s’il est nécessaire. Il faut partir du principe que c’est absolument ne rien faire que de disséminer des hommes de cavalerie un à un par corps, au lieu que, si on réunit les escadrons ou les compagnies que les régiments ont encore à l’armée en une même division, on aura encore des régiments. Je suppose qu’en ce moment vous avez 7 à 8 000 hommes de cavalerie.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: <span></span> Pierre Watier de Saint-Alphonse. Commandant la 2<sup>e</sup> division de cuirassiers au 2<sup>e</sup> corps de cavalerie sous Sebastiani à l’armée d’Allemagne le 15 février 1813. Chargé le 18 mars 1813 de rejoindre Carra Saint-Cyr à Brême. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 19773, d’après la copie communiquée par la duchesse de Leuchtenberg (minute, Archives nationales, AF IV 898, mars 1813, n° 553). </body>