CG13-33318.md

identifiantCG13-33318.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/03/19 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie, commandant en chef la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 33318. - </b><span style="font-variant: normal">À Eugène, vice-roi d’Italie, commandant en chef la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Trianon, 19 mars 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon fils, je n’ai rien à ajouter aux lettres que je vous ai écrites précédemment. Si le général Reynier était obligé d’évacuer Dresde, et que l’ennemi, maître de cette ville, eût ainsi tourné la ligne de l’Elbe, je vous ai fait connaître que cela ne devait avoir aucune influence sur votre position en avant de Magdebourg. Outre la ligne de la Mulde, que je vous ai indiquée comme devant être prise par le général Reynier pour garder le pays contre les incursions de Cosaques, il y a encore celle de la Saale. Faites reconnaître le nombre de ponts qu’il y a sur cette rivière. La Saale, qui va se jeter dans l’Elbe près de Magdebourg, a un cours très encaissé, qui ne présente qu’un petit nombre de passages. Il serait d’autant plus possible de tenir la position de cette ligne et d’y arrêter une avant-garde de troupes légères ennemies, qu’au 25 mars le général Wrede, avec 10 000 Bavarois, de l’artillerie et de la cavalerie, sera arrivé à Bamberg et pourrait facilement porter la tête de cette colonne sur Schleiz et Saalfeld.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le général Souham sera le 25 mars à Wurtzbourg, et le 1<sup>er</sup> corps d’observation du Rhin y sera au 1<sup>er </sup>avril. Ce corps pourrait aussi facilement se porter sur Iéna, Naumbourg, Mersebourg, et par ce moyen toute la droite de la ligne serait gardée. Le général Reynier garderait Halle, et le duc de Bellune, depuis Halle jusqu’à l’embouchure de la Saale dans l’Elbe. Alors un mouvement offensif de huit divisions en avant de Magdebourg empêcherait l’ennemi de s’enfourner entre nos différentes armées. Quand je parle de la ligne de la Mulde, de la ligne de la Saale, c’est toujours fondé sur la position offensive que vous occuperez devant Magdebourg, car sans cela il n’y a pas de ligne : l’Elbe et le Rhin et de plus larges rivières n’en sont pas.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3> [^1]: <span></span><span lang="en-US"> Expédition, The Newberry Library, The Spencer Napoleonica collection, s. 1, b. 11, fol. 1090 </span><span lang="en-US">(minute, </span><span lang="en-US">Archives nationales, AF IV 898, mars 1813, n° </span><span lang="en-US">396).</span><span lang="en-US"><i> </i></span><span lang="en-US">[</span><span lang="en-US"><i>C </i></span>19740]</body>