CG13-33317.md

identifiantCG13-33317.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/03/19 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie, commandant en chef la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 33317. - </b><span style="font-variant: normal">À Eugène, vice-roi d’Italie, commandant en chef la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Trianon, 19 mars 1813, au matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon fils, je reçois vos lettres du 14 au soir. La partie de la Garde que vous avez avec vous ne doit pas avoir d’artillerie servie par le personnel de la Garde, vu que tout le matériel de l’artillerie de la Garde se réunit à Francfort, et qu’il est nécessaire d’y joindre le personnel que vous avez.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Wittenberg doit être gardé ; je ne pense pas que 3 000 hommes soient nécessaires à sa garnison : 1 500 à 2 000 hommes y suffisent, et je vous ai fait connaître quelle espèce de troupes vous devez y employer. Il faut qu’il y ait des vivres pour trois mois ; il faut avoir la quantité d’eau nécessaire pour mettre six pieds d’eau dans les fossés. Avec ce qui existe du tracé et des reliefs des ouvrages, cette place doit être en état. Ordonnez que des pièces de canon soient mises en avant du pont ; qu’une petite tête de pont soit établie sur la rive gauche, avec des palissades, et qu’elle soit armée de quatre pièces de canon, de manière que l’ennemi, passant le fleuve, ne puisse pas brûler le pont. Faites faire là un blockhaus. Il y a quatre à cinq petits ponts sur les inondations ; il faut occuper ceux qu’il est convenable de garder par des tambours, tels que de petits corps de garde qui ne puissent pas être enlevés par des Cosaques.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le général Bourcier m’écrit et ne me dit rien. Je vois qu’il a 5 000 chevaux et 5 000 hommes à Hanovre, et qu’il n’en peut pas disposer, parce qu’il manque d’armes et d’effets d’équipement. Je vous ai adressé hier l’état de ce que l’Administration de la guerre a envoyé et de ce qui est à Magdebourg. Il me semble que vous avez fait distribuer 40 francs à chaque homme pour s’équiper.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ce que vous dites dans votre lettre ne m’apprend rien ; ce sont des états qu’il faudrait avoir, afin de connaître ce qu’on a à envoyer. Beaucoup de choses dans les marchés se payent avec des billets du Trésor, qui sont de l’argent comptant. Le ministre du Trésor doit d’ailleurs avoir envoyé de l’argent à Magdebourg.</p><p style="margin-bottom: 0cm">La cavalerie ennemie ne pourrait pas se hasarder sur Hambourg, si vous étiez dans une position offensive sur la rive droite, puisqu’elle craindrait d’être coupée.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous me mandez dans quelques-une de vos lettres que le corps saxon a une épidémie : il serait d’abord urgent que le général Girard ne mêlât pas ses troupes avec les Saxons ; ce doit être là la première de toutes les considérations.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 19739, d’après l’original communiqué par la duchesse de Leuchtenberg (minute, Archives nationales, AF IV 898, mars 1813, n° 395). </body>