CG13-33295.md

identifiantCG13-33295.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/03/18 00:00
titreNapoléon à François Ier, empereur d’Autriche
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 33295. - </b><span style="font-variant: normal">À François Ier, empereur d’Autriche</span><sup>[^1]</sup></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Trianon, 18 mars 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur mon frère, une dépêche du comte Otto m’apprend que le baron de Wessenberg<sup>[^2]</sup>, en passant à Hambourg, a été maltraité par la police. Il ne m’en avait été rendu aucun compte et je ne puis concevoir que le commissaire général<sup>[^3]</sup> ait pu manquer aux égards qu’il devait à un ministre d’une puissance alliée. Toutefois, j’ordonne un conseil d’enquête et s’il est vrai que cet agent ait manqué à ses devoirs, je le ferai punir sévèrement, mais s’il s’était rendu coupable au point d’examiner les papiers d’un ministre de Votre Majesté, ce qui ne pourrait rendre que très suspects les motifs de sa conduite, je le ferai punir criminellement.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai voulu écrire à Votre Majesté pour lui témoigner que cet événement m’a vivement peiné. Elle rend trop de justice aux sentiments que je lui porte et à mon entière confiance en elle pour en douter un moment.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: <span></span> Léonce de Brotonne (<i>Lettres inédites de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup>, Honoré Champion, Paris, 1898, p. 439, n° 1077) porte en note : « non expédiée. Le premier mouvement de Sa Majesté fut d’écrire à l’empereur d’Autriche pour lui témoigner la vive peine qu’Elle ressentait d’un pareil manquement envers le ministre de son auguste allié. M. le duc de Rovigo me donna l’assurance que rien de grave ne pouvait s’être passé, parce qu’il ne se trouvait aucune mention de cette nature dans la correspondance de ses agents. Il me la mit sous les yeux et je pus m’en assurer moi-même. Je fis mon rapport à Sa Majesté, au moment où Elle allait signer sa lettre à l’empereur d’Autriche. (Le duc de Bassano au prince de Metternich, Paris, 20 mars 1813). Archives des Affaires Etrangères ». [^2]: Ambassadeur autrichien à Munich. [^3]: Brun d’Aubignosc, commissaire général de police à Hambourg. [^4]: <span></span> Copie, Direction des archives du ministère des Affaires étrangères, C.P., Autriche, vol. 394, fol. 282.<i> </i>[<i>BRO </i>1077]</body>