| identifiant | CG1-2104.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1797/09/29 00:00 |
| titre | Napoléon à Canclaux, ambassadeur de la République française à Naples |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 2104. - </b>À Canclaux, ambassadeur de la République française à Naples</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Passariano, 8 vendémiaire an VI [29 septembre 1797]</h2><p><br/> </p><p>J’apprends, citoyen ministre, qu’il y a du mouvement sur la frontière de Naples, en même temps qu’un général autrichien vient commander à Rome[^1]. Je ne saurais penser que, si cela était, vous ne soyez pas instruit des mouvements et des desseins que pourrait avoir la cour de Naples, et vous me les auriez fait connaître par un courrier extraordinaire. L’intention du Directoire exécutif de la République française n’est point que la cour de Naples empiète sur le territoire romain, soit que le Pape continue à vivre, soit qu’il meure et qu’il soit remplacé ou par un autre pape ou par une république[^2]. Vous devez déclarer, lorsque vous serez assuré que la cour de Naples a intention de faire des mouvements, que le Directoire exécutif de la République française ne restera pas tranquille spectateur de la conduite hostile du roi de Naples, et que, quelque événement qu’il arrive, la République française s’entendra avec plaisir avec la cour de Naples pour lui faire obtenir ce qu’elle désire, mais non pour autoriser le roi de Naples à agir hostilement, et souffrir qu’il envahisse l’état de Rome.[^3]</p><p><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Provera. [^2]: Une rumeur persistante donne le pape Pie VI pour mourant. [^3]: Expédition, Bibliothèque Thiers, fonds Masson, carton 180, fol. 122.</body> |