| identifiant | CG1-2102.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1797/09/28 00:00 |
| titre | Napoléon à Réponse aux plénipotentiaires de l’Empereur |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 2102. - </b>Réponse aux plénipotentiaires de l’Empereur[^1]</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Udine, 7 vendémiaire an VI [28 septembre 1797]</h2><p><br/> </p><p>Le plénipotentiaire de la République française a demandé aux plénipotentiaires de S. M. l’Empereur et Roi que le congrès de l’Empire pour la paix avec la France se tînt à Rastadt. Il apprend avec plaisir, par la déclaration faite hier par MM. les plénipotentiaires de S. M. l’Empereur, que Sa Majesté adopte le choix de Rastadt.</p><p>Le plénipotentiaire français avait demandé que ce congrès se tînt après que la paix serait conclue avec S. M. l’Empereur et la République française ; les plénipotentiaires de S. M. l’Empereur font connaître par le protocole d’hier que Sa Majesté a déjà convoqué le congrès de Rastadt ; le plénipotentiaire français proteste contre ladite convocation, S. M. l’Empereur n’ayant pas dû la faire sans s’être, au préalable, entendu ensemble.</p><p>Les plénipotentiaires de S. M. l’Empereur ajoutent que Sa Majesté a convoqué le congrès de Rastadt pour se tenir le plus tôt possible. Sa Majesté ne pouvait pas fixer, sans s’être concertée au préalable avec la République française, l’époque à laquelle devait se tenir le congrès de Rastadt ; elle pouvait d’autant moins le faire que la République française avait demandé que ledit congrès ne fût réuni qu’après sa paix particulière avec S. M. l’Empereur.</p><p>Le plénipotentiaire de la République française déclare, en conséquence, que la convocation du congrès de Rastadt est nulle, et fait connaître à MM. les plénipotentiaires de S. M. l’Empereur que la République française ne consentira à la convocation d’aucun congrès d’Empire, ni à sa réunion, qu’après sa paix avec S. M. l’Empereur.</p><p>Ce n’est pas, d’ailleurs, dans un moment où les troupes de S. M. l’Empereur, comme roi de Hongrie et de Bohême, occupent toutes les places fortes de l’Empire, que la République française pourrait aller, avec une puissance qui, par sa nature, est indépendante, à un congrès qui doit être exempt de toute influence étrangère.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Cette note est insérée au protocole de la séance du 28 septembre 1797. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 2264, d’après les Archives des Affaires étrangères.</body> |