CG13-32689.md

identifiantCG13-32689.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/02/09 00:00
titreNapoléon au capitaine Atthalin, officier d’ordonnance de l’Empereur
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 32689. - </b>Au capitaine Atthalin, officier d’ordonnance de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 9 février 1813</h2><p>Partez sur-le-champ pour Wesel ; vous y resterez vingt-quatre heures. Vous me ferez connaître l’état de situation des approvisionnements et des différents dépôts d’infanterie et de cavalerie qui sont dans cette place, ainsi que la situation des nouveaux régiments qu’a organisés le duc de Padoue. Vous vous informerez si les chevaux et les hommes qu’ont offerts les villes et les communes sont levés. </p><p>Rendez-vous de là auprès du général Lauriston qui doit être à Hambourg ou à Hanovre. À Hambourg, restez-y quarante-huit heures. Faites-moi connaître si les 100 chevaux que donne la ville sont fournis, et quel est l’esprit des habitants. </p><p>Rendez-vous de là à Hanovre, où vous resterez cinq jours, et envoyez-moi l’état de tous les marchés de chevaux qui ont eu lieu depuis novembre ; de tous les chevaux qui ont été reçus, de la distribution qui en a été faite, de l’endroit où ils sont existants, enfin de ce qui reste à recevoir ; ainsi que la situation des équipages et de l’armement et habillement de tous ces corps. </p><p>De là, vous vous rendrez auprès du général Sebastiani, qui doit être à Brunswick. Vous m’enverrez la situation de son corps de cavalerie, et me ferez savoir quand il aura 2 000 chevaux en état d’entrer en ligne. Vous resterez plusieurs jours pour parcourir les cantonnements des régiments. Vous me ferez connaître ce qui reste à l’armée en cadres ; où sont les colonels, ceux qui existent ou qui sont absents ; où sont les majors et les chefs d’escadrons, etc. ; enfin, vous m’enverrez tous les renseignements qui pourront me mettre au fait de la situation des régiments qui composent le corps du général Sebastiani. </p><p>Rendez-vous après cela à Magdebourg, et rendez-moi compte de tout ce qui est relatif aux fortifications, à l’artillerie et aux approvisionnements. J’ai ordonné qu’une partie des faubourgs fût abattue et nivelée ; vous veillerez à ce que ces ordres soient exécutés, sans avoir égard à quoi que ce soit. Il ne s’agit ni de <i>si</i>, ni de <i>mais</i>, ni de <i>car</i>, lorsqu’il y va de la sûreté d’une place de cette importance. Vous me rendrez compte des troupes qui se trouvent dans la place, de celles qui passent, de la situation des magasins et approvisionnements. Et quand vous serez resté suffisamment à Magdebourg et que le général Lauriston y sera arrivé, comme il m’écrira tous les jours, vous pourrez vous rendre à Spandau et à Berlin. </p><p>Avant de quitter l’Elbe, vous vous rendrez aussi au corps de cavalerie que commande le général La Tour-Maubourg et qui doit être de ce côté. Vous m’enverrez sur ce corps les mêmes observations que sur celui du général Sebastiani. </p><p>À Spandau, vous visiterez les fortifications. À Berlin, vous verrez le général Bourcier et m’enverrez la situation générale des remontes. Ayez soin de m’écrire tous les soirs ce que vous avez vu. Passez la journée à courir, et le soir écrivez-moi. Artillerie, génie, troupes, approvisionnements, fortifications, remontes : je dois voir dans vos lettres ce que j’aurais vu moi-même, si j’étais sur les lieux.</p><p>Quand vous serez à Hanovre, vous m’enverrez vos lettres par une estafette, qui les remettra à l’estafette de l’armée, sur le point de la route qui sera le plus voisin de Hanovre.</p><p>J’ai donné des ordres pour qu’à Magdebourg et sur l’Oder, on coupât les bois tant pour le palissadement des places que pour les blindages.</p><p><br/> </p><p><i>P.-S.</i> Faites partir vos équipages et vos chevaux, parce que vous ne reviendrez pas. Vous attendrez des ordres ultérieurs entre Berlin, Custrin et Magdebourg.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3> [^1]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 897, février 1813, n° 137. Extrait [catalogue de vente], Thierry Bodin expert, <i>L’Aigle et sa légende,</i> Drouot, 19 novembre 1997, p. 17, n° 31.<i> </i>[<i>C </i>19863]</body>