CG13-32501.md

identifiantCG13-32501.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/01/26 00:00
titreNapoléon à Murat, roi de Naples
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 32501. - </b>À Murat, roi de Naples<sup>[^1]</sup></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Fontainebleau, 26 janvier 1813</h2><p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; line-height: 100%"> Je ne vous parle point de mon mécontentement de votre conduite qui a été diamétralement opposée à vos devoirs<sup>[^2]</sup>. Cela provient toutefois de la faiblesse de votre caractère. Vous êtes un bon soldat sur-le-champ de bataille, mais hors de là vous n’avez ni vigueur ni caractère. Tirez parti d’un acte de trahison que je n’attribue qu’à la crainte afin de me servir par une bonne intelligence. Je compte sur vous, sur votre contrition, sur vos promesses. S’il en était autrement, songez que vous vous en repentiriez. Je suppose que vous n’êtes pas de ceux qui pensent que le lion est mort. Si vous faisiez ce calcul, il serait faux. Vous m’avez fait tout le mal que vous pouviez depuis votre départ de Vilna, mais nous ne parlerons plus de cela. Le titre de roi vous a tourné la tête ; si vous désirez le conserver, conduisez-vous bien et gardez votre parole...<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: <span></span> Cette lettre, celle du 24 janvier 1813 à la reine de Naples (voir CG13-32438) et celle du 30 août 1811 (voir vol. 11 de la Correspondance générale, p. 1480) à Murat ne sont plus dans le fonds des Archives de la secrétairerie d’État impériale. En 1815, Lord Castlereagh ayant lu et cité au Parlement britannique ces trois documents qu’il tenait du secrétaire de M. de Blacas leur avait assigné des dates fausses. La lettre du 24 janvier 1813 avait, au dire du ministre anglais, été écrite le 17 février 1814, celle du 26 janvier 1813 portait la date du 10 mars 1814, celle du 30 août 1811 la date du 7 mars 1814, pendant la campagne de France. Dans une note insérée au <i>Moniteur,</i> pendant les Cent jours, le 14 mai 1815, le gouvernement impérial rectifia ces dates. Il ajouta « que la secrétairerie d’État tenait les minutes à la disposition des Anglais de distinction qui voudraient voir les vrais textes, les lettres étant à Naples. » Ces lettres dont, pour compromettre Napoléon et Murat, le texte avait été altéré, mais non point fabriqué, ainsi que l’indiquent à tort la <i>Correspondance de Napoléon,</i> XXIV, 441, et le <i>Moniteur</i> de 1815 ont dû être détruites. Les minutes elles-mêmes n’ont pas eu un meilleur sort. Déposées aux Archives de la secrétairerie d’État, au Louvre, elles paraissent en avoir été retirées avec nombre d’autres pièces le 10 juillet 1815 par le directeur général de la maison du roi. [^2]: Le 5 décembre 1812 Murat avait reçu le commandement des débris de l’armée rentrée de Russie. Le 16 janvier, sans même en référer à l’empereur, il quitte l’armée et laisse son commandement à Eugène pour rejoindre son royaume de Naples. [^3]: <span></span> Copie, Archives nationales, fonds Murat, 31 AP 44.<i> </i>[<i>BRO </i>1033]</body>