| identifiant | CG13-32332.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/01/18 00:00 |
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| titre | Napoléon à Jérôme, roi de Westphalie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG13</i> - 32332. - </b>À Jérôme, roi de Westphalie<sup>[^1]</sup></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 18 janvier 1813</h2><p>Monsieur
mon frère, selon l’usage que j’ai toujours pratiqué dans les
circonstances importantes, je crois devoir faire connaître à Votre
Majesté la situation de nos affaires.</p><p>Votre
Majesté a appris, par les rapports qui ont été publiés, les
victoires que j’ai obtenues sur l’armée russe. Je ne l’ai pas
rencontrée une seule fois que je ne l’aie battue. Sa cavalerie et
son infanterie se sont, en général, mal montrées. Ses Cosaques
sont les seules de ses troupes qui aient bien fait dans le genre de
guerre auquel ils sont propres. Après les combats de Smolensk et la
bataille de la Moskova, je suis entré à Moscou. Je trouvai dans
cette grande ville abondance de toutes choses, les maisons toutes
meublées, des provisions partout et les habitants dans les
meilleures dispositions. Mais, vingt-quatre heures après, le feu
éclata en deux cents endroits en même temps. Les riches magasins
furent la proie des flammes. Les négociants et toute la classe
moyenne, voyant leurs demeures en cendres, prirent la fuite, se
dispersèrent dans les bois, et après quatre jours d’efforts
prodigieux, mais inutiles, Moscou, que nous ne pûmes sauver,
n’exista plus.</p><p>Grand
nombre d’habitants des villages m’avaient demandé un décret qui
leur donnât la liberté, et promettaient de prendre les armes pour
moi. Mais, dans un pays où la classe moyenne est peu nombreuse, et
lorsque, effrayés par la ruine de Moscou, les hommes de cette
classe (sans lesquels il était impossible de diriger et de contenir
dans de justes bornes le mouvement une fois imprimé à de grandes
masses) se furent éloignés, je sentis qu’armer une population
d’esclaves c’était dévouer le pays à d’effroyables maux ;
je n’en eus pas même l’idée. Je ne songeai qu’à organiser
mon armée et à revenir sur la Dvina.</p><p>Dès
que je jugeai le moment opportun pour le mouvement, je marchai sur
l’ennemi. Je manœuvrai sur sa gauche, je le poussai à quarante
verstes, et, profitant de cet avantage, j’appuyai mon mouvement sur
Smolensk. J’arrivai, le 5 novembre, à Dorogobouj, par le plus
beau temps possible. Je me félicitais de la situation de mes
affaires : je n’avais pas laissé dans les hôpitaux plus de
500 hommes hors d’état d’être transportés ; je
traînais tout avec moi ; je n’étais plus qu’à trois
petites journées de Smolensk ; l’ennemi avait été culbuté
à Viazma et dispersé dans les bois ; le général-major qui le
commandait avait été pris. Mais du 5 au 7 le froid devint
rigoureux ; les chemins se couvrirent de verglas. Je dirigeai le
vice-roi sur Doukhovchtchina et avec le reste de l’armée je me
portai sur la grande communication de Smolensk. Au lieu de trois
jours, il en fallut cinq pour y arriver. Je perdis dans ces marches
environ 4 à 5 000 chevaux de trait et de cavalerie.
Le mal n’était rien encore. Le vice-roi était retenu par les
glaces sur le Vop ; attaqué par les Cosaques, il les repoussa
avec un grand avantage et ne fît aucune perte en hommes, mais
il fut obligé d’abandonner une partie du matériel à cause du
verglas que la rapidité des pentes rendait impraticable. Ce fut là
que j’éprouvai les premières pertes un peu sensibles.</p><p>Arrivé
à Smolensk, j’appris que le prince de Schwarzenberg, qui
commandait ma droite, avait marché pour couvrir Varsovie, au lieu de
venir sur Minsk, et je sentis la nécessité de me porter sur la
Bérézina, pour y prévenir l’ennemi. Je fis à regret ce
mouvement. Cependant mon armée était encore belle ; mes pertes
étaient peu de chose, et j’espérais écraser les forces ennemies
de la Volhynie et de la Dvina. Mais le froid augmenta tellement qu’on
croyait être au milieu de janvier et non au commencement de
novembre. En peu de jours, 30 000 de mes chevaux moururent,
toute ma cavalerie se trouva à pied, et je fus obligé de détruire
la plus grande partie de mon artillerie. Je reconnus qu’il n’était
plus temps de manœuvrer, et qu’il fallait me rapprocher de mes
arsenaux. J’ordonnai qu’on fît sauter Smolensk, opération dont
le maréchal Ney fut chargé.</p><p>J’arrivai
à Krasnoïé. Les Cosaques, qui s’aperçurent bientôt que nous
n’avions plus de cavalerie, se jetèrent entre nos colonnes.
Les hommes quittèrent les rangs pour aller, la nuit, chercher
des abris contre l’affreuse rigueur du climat ; je n’avais
pas de troupes à cheval pour les protéger. Cependant l’ennemi fit
de vains efforts pour profiter de cette situation des choses ;
il fut constamment attaqué, et battu toutes les fois qu’il se
présenta sérieusement. Le maréchal Ney, qui était resté en
arrière de trois jours, marcha par la gauche du Borysthène et se
réunit à Orcha, sans avoir éprouvé d’autre perte que celle du
matériel qu’il avait été forcé de détruire. Je me fis rallier
par les autres corps restés sur la Dvina, et je marchai sur la
Bérézina que je traversai à la vue de l’ennemi. Je battis
Tchitchagov<sup>[^2]</sup>,
et, après avoir dirigé sur Vilna mon armée, dont je laissai le
commandement au roi de Naples, je me rendis dans ma capitale.</p><p>Votre
Majesté peut apprécier les faussetés débitées par les bulletins
russes, s’ils sont parvenus à sa connaissance. Il n’y a pas eu
une affaire où les Russes aient pris un seul canon et une seule
aigle ; ils n’ont pas fait d’autres prisonniers, en front de
bandière, que des tirailleurs, dont on prend toujours un certain
nombre, alors même qu’on est battu. Ma Garde n’a jamais donné ;
elle n’a pas perdu un seul homme dans une action, elle n’a donc
pas pu perdre des aigles, comme les bulletins russes le publient.
Lorsqu’ils racontent qu’ils ont pris 11 000 hommes au
maréchal Ney, ils débitent une autre fausseté. Ce qu’ils disent
de l’affaire du vice-roi et de celle de Krasnoïé, où la Garde
aurait donné, n’est qu’un tissu d’impostures, de platitudes et
de folies. Sans doute, beaucoup de soldats, des officiers, des
généraux même sont tombés au pouvoir de l’ennemi ; mais
ils n’y sont tombés que parce qu’ils étaient restés malades,
ou que, cherchant à se soustraire aux rigueurs du froid porté
subitement à 24 et 26 degrés, ils s’éloignaient des
routes de l’armée et marchaient isolés. Les Russes ont profité
de ces circonstances imprévues ; ils peuvent s’en réjouir,
mais ils ne peuvent assurément pas s’en glorifier.</p><p>La
Grande Armée, que j’avais laissée entre Minsk et Vilna, serait
restée dans cette ville et ses environs si le défaut de villages en
avant de Vilna et le froid excessif porté à 26 degrés
n’eussent déterminé le roi de Naples à prendre des cantonnements
en deçà du Niémen. Le Niémen était occupé par le corps du duc
de Tarente et la division Grandjean<sup>[^3]</sup> ;
la division Heudelet<sup>[^4]</sup>,
qui n’avait pris aucune part à la dernière campagne, et la
division Loison<sup>[^5]</sup>,
étaient entre le Niémen et Kœnigsberg, où se trouvaient le
quartier général de l’armée et ma Garde.</p><p>Dix-sept
divisions formant les 1<sup>er</sup>, 2<sup>e</sup>, 3<sup>e</sup>,
4<sup>e</sup> et 9<sup>e</sup> corps, sous les ordres du vice-roi, du
prince d’Eckmühl, des ducs de Reggio, d’Elchingen et de Bellune,
occupent les positions d’Elbing, de Marienbourg et de Thorn, et
autour de ces villes des pays très beaux et très abondants. Le
corps du prince de Schwarzenberg et le 7<sup>e</sup> que commande le
général Reynier, couvrent Varsovie, pendant que les Bavarois se
réunissent à Plock et que les Westphaliens et les Wurtembergeois
sont dirigés sur Posen. Dantzig, Elbing, Kœnigsberg, Thorn, Modlin
ont des magasins bien approvisionnés. Dantzig seule a de quoi
fournir aux divers corps trois cents pièces d’artillerie de
campagne. La cavalerie démontée se rend dans les dépôts et sur
l’Oder pour y recevoir des chevaux. Mais, sans compter cette
cavalerie, la Grande Armée, dans son état actuel, présente encore
un effectif de 200 000 combattants.</p><p>Pour
réparer ses pertes, et pour la rendre beaucoup plus forte encore
qu’elle n’était au commencement de la dernière campagne,
j’avais déjà tout prêts des moyens qui me semblaient devoir
suffire. Quarante bataillons sont sur l’Oder, où j’ai ordonné
qu’ils hivernassent. Ils vont être rejoints par les troupes
parties d’Italie, sous la conduite du général Grenier, et qui
viennent de passer en Bavière, et formeront avec elles un corps
d’armée tout composé de vieux soldats. Quatre-vingt-quatre
bataillons pris sur les cent bataillons des cohortes, composés
d’hommes de vingt-deux à vingt-huit ans, et déjà depuis un an
sous les drapeaux, se réunissent à Hambourg pour former un corps
d’observation de l’Elbe, qui aura six divisions avec l’artillerie
et les équipages nécessaires. Quarante bataillons que j’ai
ordonné de rassembler à Vérone pourront, au mois de mars,
traverser le Tyrol et se porter sur l’Oder. Enfin un premier et un
second corps d’observation du Rhin, de soixante-dix à
quatre-vingts bataillons chacun, se forment à Erfurt, Wesel et
Mayence. Ainsi, indépendamment de la Grande Armée, et sans rien
retirer de celle d’Espagne, qui a un effectif de 300 000 hommes
et un présent sous les armes de 260 000, j’avais de
disponible au-delà de trois cents bataillons, tous composés de
Français et en grande partie de vieilles troupes que j’ai tirées
de mes camps sur les côtes et de mes garnisons de France et
d’Italie, et qui pourront, ainsi que deux divisions de ma Garde,
être réunis au mois de mars sur l’Elbe et l’Oder. Avec cette
force en hommes, avec les revenus ordinaires de mon empire, qui
seront pour la présente année de onze cents millions, et ayant
toute raison de compter sur la fidélité de mes alliés, je m’étais
flatté de n’avoir point à demander de nouveaux efforts à mes
peuples, dont l’esprit d’ailleurs est tel que je n’eus jamais
lieu d’en être plus satisfait.</p><p>Mais
cet état de choses vient d’être subitement changé par la
trahison du général d’Yorck<sup>[^6]</sup>,
qui, avec le corps prussien fort de 20 000 hommes sous ses
ordres, a pris le parti de l’ennemi. À cette occasion, la Prusse
m’a donné de ses intentions les assurances les plus fortes, et que
j’ai lieu de croire sincères ; mais elles n’empêchent pas
que son corps de troupes ne soit avec l’ennemi. Les conséquences
immédiates de cette trahison sont que le roi de Naples a dû se
retirer derrière la Vistule, et que mes pertes s’accroîtront de
celles qui auront été faites dans les hôpitaux de la vieille
Prusse. Une de ses conséquences éloignées pourrait être que la
guerre s’approchât de l’Allemagne. J’ai pris toutes les
mesures convenables pour garder les frontières de la Confédération ;
mais tous les États confédérés doivent sentir la nécessité de
faire, de leur côté, des efforts proportionnés à ce que les
circonstances exigent. Ce n’est pas seulement contre l’ennemi
extérieur qu’ils ont à se prémunir ; ils en ont un plus
dangereux à craindre : l’esprit de révolte et d’anarchie.</p><p>L’empereur
de Russie vient de nommer le sieur de Stein<sup>[^7]</sup>
ministre d’État ; il l’admet dans ses conseils les plus
intimes, lui et tous ces hommes qui, aspirant à changer la face
de l’Allemagne, cherchent depuis longtemps à y parvenir par les
bouleversements et les révolutions. Si ces hommes peuvent
entretenir, comme ils s’efforceront de le faire, des intelligences
au sein de la Confédération, et y souffler l’esprit qui les
anime, des maux sans nombre et sans mesure peuvent fondre tout à
coup sur elle. De l’énergie que les souverains vont développer
dépendent et la tranquillité des peuples et l’existence des
Maisons qui règnent sur les divers états confédérés. J’ai
garanti l’existence de leurs princes, je l’ai garantie et contre
leurs ennemis extérieurs et contre ceux qui, à l’intérieur,
voudraient attenter à leur autorité. Je remplirai mes engagements ;
les grands sacrifices que j’impose à mes peuples, les grandes
mesures que je viens d’adopter, n’ont d’autre but que de les
remplir. Mais, quand je ferai tout pour les souverains confédérés,
je dois espérer qu’ils ne s’abandonneront pas eux-mêmes et ne
trahiront pas leur propre cause. Ils la trahiraient, s’ils ne
concouraient pas avec moi de tous leurs moyens, s’ils ne prenaient
pas les mesures les plus efficaces pour mettre dans le meilleur état
leur infanterie, leur artillerie, leur cavalerie surtout, s’ils ne
faisaient pas tout ce qui dépend d’eux pour que la guerre soit
éloignée de l’Allemagne et que tous les projets de l’ennemi
soient déjoués. Ils la trahiraient encore, en ne mettant point les
agitateurs de toute espèce dans l’impuissance de nuire, en
laissant les feuilles publiques égarer l’opinion par des nouvelles
mensongères, ou la corrompre par des doctrines pernicieuses, en ne
surveillant point, avec une inquiète vigilance, et les prédications
et l’enseignement, et tout ce qui peut exercer quelqu’influence
sur la tranquillité publique<sup>[^8]</sup>.</p><p>Je
demande donc à Votre Majesté de ne négliger aucune de ces mesures,
et de tout faire pour rétablir son contingent sur le même pied où
il était avant la guerre. Le résultat des efforts communs sera,
dans une seconde campagne, le triomphe de la cause commune, ou, si
l’ennemi désire de prévenir cette campagne par des négociations,
nous aurons, dans la grandeur de nos préparatifs, le gage certain
d’une paix honorable et sûre, dont la première condition sera de
maintenir tout ce qui existe, et de ne toucher en rien aux lois
constitutrices de la Confédération, ni aux intérêts de ses
souverains.<sup>[^9]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napole</i></h3>
[^1]: <span></span> À Cassel<span style="font-variant: small-caps">.</span>
[^2]: Amiral russe qui sera rendu responsable de l’échec des troupes russes à la Bérézina.
[^3]: <span></span> Général chef de la 7<sup>e</sup> division au 1<sup>er</sup> corps de la Grande Armée sous Davout puis sous Macdonald. Chef de la 7<sup>e</sup> division au 10<sup>e</sup> corps sous Rapp.
[^4]: <span></span> Commandant la 30<sup>e</sup> division d’infanterie du 11<sup>e</sup> corps de la Grande Armée sous Augereau puis à Dantzig (nov. 1812). Se rendit à Kœnigsberg puis sur le Niémen et couvrit la retraite de la Grande Armée. Nommé au 10<sup>e</sup> corps sous Rapp à Dantzig le 13 janvier 1813 et prit part à la défense de cette place.
[^5]: <span></span> Gouverneur de Kœnigsberg qu’il quitta le 17 novembre 1812 et arriva à Vilna pour rejoindre sa division affectée au 3<sup>e</sup> corps le 8 décembre 1812.
[^6]: <span></span> Général prussien, il prend en 1812 la tête du corps prussien intégré au 10<sup>e</sup> corps du maréchal Macdonald qui forme l’aile gauche de la Grande Armée. En décembre 1812, il entre en négociation avec les Russes et signe avec eux la convention de Taurroggen. Cette défection met en péril Macdonald et favorise la déclaration de guerre prussienne à la France.
[^7]: <span></span> Homme d’état allemand qui devint le conseiller d’Alexandre I<sup>er</sup> et contribuera au rapprochement entre la Russie et la Prusse.
[^8]: Sur la lettre adressée au roi de Wurtemberg, on lit ici, avant le dernier paragraphe, le passage suivant : « Ce que je vais dire à Votre Majesté est dicté par la sincère amitié que je lui porte ; cette lettre étant d’ailleurs toute confidentielle de Votre Majesté à moi, et étrangère aux communications du cabinet, je puis ouvrir sans réserve mon cœur à Votre Majesté. Je n’ai pu voir sans peine, [je dois le lui avouer], que, dans la publication qu’elle a faite pour établir une nouvelle contribution, elle ait donné à entendre que les circonstances qui rendaient cette contribution nécessaire ne tenaient point à elle, et qu’elle ait ainsi paru vouloir jeter le blâme sur la France. Si de grandes pertes ont été éprouvées, c’est aux chances seules de la guerre qu’elles doivent être imputées. Les pertes de Votre Majesté sont sensibles sans doute ; mais celles de la France sont encore plus grandes. Le danger contre lequel il importe le plus de se prémunir est l’agitation des peuples. Mais comment espérer de la prévenir, si les souverains eux-mêmes tiennent un langage propre à l’exciter ? La nécessité de renoncer au concours de Votre Majesté aurait été pour moi une chose moins pénible. Quand de deux nations qui doivent être amies l’une est encouragée, pour ainsi dire, à jalouser l’autre, rien ne la livre plus sûrement à cet esprit d’inquiétude et de changement dont les princes seraient les premières victimes. Car les instigateurs des troubles, ainsi que l’Autriche en a acquis la certitude lorsqu’elle a saisi les papiers du sieur Grünner, sont également ennemis de tous les princes confédérés ; leur haine n’en excepte aucun. Créer ce qu’ils appellent une Allemagne est le but auquel ils tendent, et ils veulent y arriver par l’anarchie et les révolutions, qui, après avoir désolé les divers états, les laisseraient à la merci du plus fort. »
[^9]: <span></span> Expédition, Archives nationales, 400 AP 95 (copie, Archives nationales, 400 AP 84).<i> </i>[<i>C </i>19462] Une lettre similaire <i>mutatis mutandis</i> est adressée aux rois de Bavière (expédition, Bayhsta, MA 16, datée par erreur du 18 janvier 1812) et de Wurtemberg (Hauptstaatsarchiv Stuttgart, G243Bü60), au grand-duc de Hesse-Darmstadt (Generallandesarchiv Karlsruhe (Allemagne) FA Pers. 7, n° 3), au prince Primat (Archives nationales, 400 AP 1), au roi de Saxe (Dresden Geheimes Kabinett, datée par erreur du 18 janvier 1812). </body> |
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