CG1-2035.md

identifiantCG1-2035.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/09/17 00:00
titreNapoléon au contre-amiral Brueys
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 2035. - </b>Au contre-amiral Brueys</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Passariano, 1<sup>er</sup> jour complémentaire an V [17 septembre 1797]</h2><p><br/> </p><p>J’ai reçu dans le temps, citoyen général, vos différentes lettres. Il est indispensable pour les opérations de l’armée d’Italie que je sois absolument maître de l’Adriatique.</p><p>J’estime que pour être maître de l’Adriatique, dans toutes les circonstances et dans toutes les opérations que je voudrai entreprendre, j’ai besoin de deux vaisseaux de guerre, quatre frégates, quatre corvettes, tous commandés et montés par des équipages de garnison française. Je vous prie donc de vouloir bien organiser cette escadre.</p><p>Je prendrai deux vaisseaux des meilleurs de ceux qui sont à Corfou ; je prendrai deux frégates vénitiennes et deux françaises, deux corvettes vénitiennes et deux françaises.</p><p>Je vous prie donc de vouloir bien recevoir chez vous l’officier général auquel vous remettrez le commandement de cette escadre. J’accepte avec plaisir le citoyen Perrée[^1] ou tout autre que vous voudrez me donner.</p><p>Le commissaire ordonnateur Roubaud et le général Berthier, ou, si celui-ci était parti[^2], le général Baraguey d’Hilliers, m’enverront, par le retour de mon courrier, l’état nominatif des vaisseaux, des officiers marins et la quantité de matelots français que vous destinez à monter sur chacun d’eux. Croyez que, lorsque j’aurai reçu cet état, il me sera possible de vous autoriser à retourner sur-le-champ à Corfou, et de là à Toulon ; et je vous ferai passer différentes instructions sur les objets que vous aurez à remplir tout en faisant route.</p><p>Profitez de ce temps-là pour achever vos approvisionnements.</p><p>Comme il est impossible que je me rende à Venise, si vous pouviez vous absenter pendant trente-six heures, vous pourriez vous-même vous rendre à Passariano. J’aurai à renouveler votre connaissance et à vous convaincre des sentiments d’estime que vous m’avez inspirés.</p><p>Vous trouverez ci-joint une proclamation[^3] pour votre escadre ; je vous prie de la communiquer à l’ordre ; assurez-la que tout est tranquille en France, et qu’il n’a pas été répandu une seule goutte de sang.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Chef de division navale. [^2]: Bonaparte vient de le diriger sur Milan. [^3]: <span></span>Publiée dans la<i>Correspondance</i>, n<sup>o</sup>2212. Elle concerne le coup d’État de Fructidor et demande aux marins de se tenir prêts à porter les couleurs de la République « vers les régions les plus éloignées », allusion probable à l’Egypte dont Talleyrand et Bonaparte s’entretiennent librement dans leurs courriers. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 2217, d’après la Collection Napoléon.</body>
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